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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 11:00

Sortie : 24 octobre 2011

Label : Cómeme

Genre : House moite

Note : 6,5/10

 

DJ et producteur actuellement très en vu, le Mexicain Rebolledo poursuit son ascension. Il est, à l’heure actuelle, l’un des uniques représentants intéressants de la scène house mexicaine.

Originaire d’une petite cité, Xalapa, Mauricio Rebolledo est d’ailleurs retourné sur ses terres pour composer son premier album, Super Vato. Avant cela, le mec a écumé (et écume encore) les villes de son pays afin de promouvoir sa musique, mélange de house, disco, cold-wave et EBM. Mais ce qui caractérise surtout sa musique c’est son humour décalé qu’on a pu apprécier dans des clips à l’esthétique D.I.Y. plutôt malignes. Un petit coup d’œil à Guerrero (ici) et à Pitaya Frenesi (ici) vous permettra de mieux saisir l’univers du bonhomme. En Europe, Rebolledo s’est rapidement entouré de piliers de la scène house, lui permettant ainsi de trouver son public. De Matias Aguayo à Superpitcher, de Paris à Berlin, Rebolledo a parfaitement su s’accaparer les codes du milieu.

 

Super Vato n’est pourtant rien de plus qu’un énième disque de house moite et, bien qu’arrivant à judicieusement humaniser l’ensemble, on n’est jamais transcendé. Pourtant, la production est irréprochable, les basses sont lourdes et l’ensemble transpire le sexe. On ne peut pas reprocher à Rebolledo d’avoir insufflé une bonne dose de chaleur mexicaine à son disque. Nous sommes bien face à un disque gonflé aux stéroïdes locaux. La basse vous prend aux tripes, les sons sont vicieux, la voix de Rebolledo est brumeuse. En gros, ça sent plus la weed que la MDMA.

D’ailleurs, l’album est parcouru de morceaux de choix. Positivísimo avance tel un rouleau compresseur avec son aspect progressif. L’exploit étant de ne jamais faire exploser le morceau afin de maintenir la tension. Pour le coup, c’est plutôt vicelard. On retiendra aussi l’excellent Super Vatos, s’appuyant sur la présence de Matias Aguayo, dont la lancinance initiale finit par se parer d’un synthé maléfique, tout droit sorti de chez Carpenter.

Mais à côté de ça, se trouve pléthore de morceaux moins recommandables. Steady Gear Rebo Maschine est rapidement irritant avec ses crissements tout droit pompés sur le Rollin’ & Scratchin’ des Daft Punk. Et des morceaux de la trempe de Corvette Ninja ou Meet me at TOPAZdeluxe paraissent bien anecdotiques.

 

Super Vato n’est pas un mauvais album, il est simplement trop inégal pour réussir à marquer les esprits. Alors même si Rebolledo reste un DJ plutôt intéressant de part ses sets salaces, même si le mec est capable de sortir des singles pas dégueulasses s’appuyant sur son humour décalé, il n’en demeure pas moins que sur la longueur d’un album, il peine à convaincre. Il ne vous reste plus qu’à picorer avec parcimonie dans les 10 titres présents, il y a tout de même matière à faire monter la température.

 

http://www.puntograph.tv/wp-content/uploads/2011/09/Rebolledo_SuperVato_560.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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