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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 12:18

Sortie : juin 2011

Label : Ostgut Ton

Genre : house, deep-house

Note : 6,5/10

 

On ne présente plus le label allemand Ostgut Ton, lié au club Berghain à Berlin, qui monopolisa l’attention de tous durant les années 2009-10, au travers de DJ emblématiques tels que Marcel Dettmann, Ben Klock, Scuba ou Tama Sumo. Le club se divisant en deux salles, le Berghain à proprement parler et le Panorama Bar à l’étage supérieur, ces deux espaces réunissent les deux frères ennemis de la musique électronique, techno aride et house sexy, ramonage de conduit auditif en bas, relaxation moite en haut. En témoigne, les deux séries distinctes de mixes (quatre pour le Berghain, trois pour le Panorama Bar) sorties par le label depuis 2005.


Aujourd’hui, go to Panorama Bar, et ce troisième mix réalisé par Prosumer, résidant régulier du club berlinois. Avec sur son CV une petite série de singles sous divers labels (Playhouse, Ostgut Ton, etc.), Prosumer est surtout connu pour sa collaboration avec Murat Tepeli, dont l’album Serenity, sans changer la face de la house, avait pourtant à son époque marqué les esprits. C’est donc pour un mix essentiellement house que nous retrouvons notre homme. 

Quoique les sorties Panorama Bar soient à l’avis du rédacteur d’une qualité un peu moins élevée que les sorties Berghain, les deux premiers, où officiaient respectivement Cassy et Tama Sumo, avaient toutefois ceci pour elles de produire un son très homogène, une house à la fois sexy et glaciale, chaleureuse et remplie de réverbération, qui leur conférait un côté décalé par rapport à la rondeur house en vigueur. De ce point de vue, Prosumer réussit le pari de la continuité, et s’inscrit dans cette veine étonnante d’une house froide, puissante et méthodique, happant l’auditeur sur la durée de l’écoute, plutôt que sur tel ou tel morceau.

Pour ce mix de dix-sept tracks, Prosumer choisit l’alternance du vieux et de l’ancien, du classique et de l’inconnu, dans un mélange qui, sans manquer d’énergie, ne témoigne pas d’une cohérence exemplaire. Le danger de placer un track culte (et a fortiori plusieurs comme ici) sur un mix de si courte durée est toujours de surclasser, avec ce(s) seul(s) titre(s), le reste de la production. Et Prosumer est ici tombé dans le piège : les classiques de Theo ParrishFingers inc. ou Servo Unique, aka Jeff Mills, écrasent une concurrence peu résistante. Les titres les plus contemporains (Steffi, Sounstore ou Lil Silva) peinent à imprimer, durant deux bons tiers du mix, leur empreinte sur l’esprit de l’auditeur. Heureusement, Prosumer semble reprendre les choses en main sur le dernier tiers (après le Music take me up de Fingers inc.), en proposant une house beaucoup plus musclée et immédiatement percutante, pour s’achever sur un hypnotique remix du Love Injection de QX-1.


Lâchons le mot : nous avons sûrement avec ce troisième Panorama Bar le moins bon mix de la série. Là où l’on serait en droit d’attendre une sélection rigoureuse et innovante, puissante et racée, à l’image de la plupart des productions d’Ostgut Ton, nous n’avons qu’un simple mix house, certes de qualité, mais comme de seconde zone. Au final donc, un mix sympathique, et meilleur que beaucoup d’autres crottes house par ailleurs, mais également une déception face au challenge qu’est de relever le défi de prolonger une série de mixs aussi cultes que ceux du Berghain ou du Panorama Bar. Tant pis !

 

http://disque.cc/wp-content/uploads/2011/05/oton-cd17-front-300x300.jpg

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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