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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 12:53

Sortie : 8 août 2010

Label : n5md

Genre : IDM

Note : 8/10

 

Richard Bailey, ou Proem, a su se faire discret depuis le début des années 2000. Il n'en est pas moins un des concepteurs d'IDM les plus talentueux de sa génération. Chacune de ses sorties est attendue avec excitation et appréhension positive. Il a sévi sur des crémeries prestigieuses, Merck et n5md principalement. On retiendra plus particulièrement Socially Inept et A Permanent Solution, même si son très dark ambient Till There's No Breath (ici) de l'an dernier nous glace encore le sang aujourd'hui.

 

Enough Conflict est un album se situant entre ombre et lumière, où des sentiments ambivalents se mêlent et s'entrecroisent pour probablement mettre en exergue les démons et les chimères cérébrales de son auteur. Les trames ambient lugubres et obsédantes n'ont pas été abandonnées, elles sont ici agrémentées de glitchy beats et de rythmiques complexes, d'où se dégagent les superbement sombres Deep Sleeping Birds et guns.knives.lemon. Le paroxysme de la bipolarité est sans doute atteint sur le brillamment vrillé She Never Cries, où après avoir plongé dans des eaux frelatées et radio-actives, le beat s'électrise, syncope et mute pour laisser progressivement la place à des synthétiseurs solaires et salvateurs. Probablement l'oeuvre la plus dense et la plus profonde de l'opus. Il n'y a donc pas que dans l'obscurité que Proem touche au sublime. Le temps d'un Kalimba Jam lumineux et luxuriant , Bailey laisse même la rythmique en jachère pour lâcher des drones et des field recordings de toute beauté. Rien de mieux pour lancer le superbe Enough Conflict, où la texture digitale rencontre des percussions aux sonorités presque naturelles. C'est quand il explore des chemins plus paisibles, tendant vers l'électronica, qu'il convainc un peu moins. Fall Forward et Seafaring Velvet Waltz sont certes très beaux mais parfois un peu trop sirupeux pour être pleinement retenus au grand oral. Avec sa batterie martiale glorieusement mise en avant, ses rythmes cristallins, ses voix susurrées au second plan, Skulls m'apparaît beaucoup plus intéressant. Tout comme des travaux intemporels comme Back To Fail, jiittirrrrriii, A Short Before You Go ou le Untitled de fermeture, qui font de Enough Conflict un album magnifique et varié.

 

Proem prouve une nouvelle fois qu'on ne signe pas chez n5md sans riches émotions à transmettre. Non content de réaliser ici son plus beau disque depuis longtemps, il se place parmi ceux qui figureront à coup sûr, au panthéon 2010 des albums d'IDM les plus réussis.

 

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par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Jean 14/09/2010 22:23


J'ai adoré ce Proem, tout comme Negativ, des ambiances très intéressantes, qui devraient être appréciées par tout fan à la fois de dark ambient et de techno bien claquante...


Benjamin F 30/08/2010 11:20


Moi qui cherchait un truc sympa à écouter en IDM pour le week-end prochain. Thanks buddy (je sais, je dois toujours revenir vers toi au sujet de Ton album de l'année^^)