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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:43

Sortie : avril 2011

Label : Warp

Genre : trip électronique éthéré

Note : 5

 

Son dernier album, Everything She Touched Turned Ampexian (chroniqué ici), qui jouait sur des sonorités très organiques, nous avait laissé circonspect. Le maxi sorti presque au même moment, The Forest Of Oversensitivity (chroniqué ici), présentait lui un visage bien plus rap instrumental. Prefuse 73 revient deux ans et une multitude de projets et de collaborations plus tard, avec un nouveau long format pour lequel il met au placard ses habitudes et se tourne vers la femme. Un septième album qui rompt avec le passé et qui est considéré comme une étrangeté par son auteur même. Il surprendra aussi les auditeurs par les rythmiques extrêmement discrètes et la forte présence de voix féminines sur les 18 plages dont les titres commencent tous, comme l'album, par "The Only".

 

Fans de Prefuse oubliez ce que vous savez, un nouveau chapitre commence. Finis les bidouillages abstraits, les samples foisonnants et les trips bancals surprenants. La pureté des muses a redonné une cohérence à l'esprit de l'Américain qui avait tendance à se perdre dans des expérimentations sans fin. Il oublie donc ses lointaines influences rap, pour se plonger dans un univers plus électronica, presque ambient. Terminé la psychose et les beats alambiqués, place à la douceur et au chant des sirènes. La première tentative d'envoûtement vient de Faidherbe, invité sur The Only Contact She's Willing To Give. Il n'est toutefois pas question de prononcer un texte, mais simplement de produire un choeur fantomatique au milieu de sonorités indiennes. L'envoûtement est direct. Sorte de cérémonial d'entrée au temple des fleurs, une poignée de vierges vous lave le corps dans un grand bain savonneux. L'entreprise de séduction fonctionne à plein. Chaque extrait devient alors une nouvelle étape dans votre visite initiatique dans ce monde de tendresse et d'apaisement. Les morceaux instrumentaux vous font flotter vers la tentatrice suivante. Si Shara Worden arrive à vous faire parvenir un message plus clair, Trish Keenan ne parvient qu'à vous susurrer à l'oreille des messages flous mais toujours aussi sensuels. Les nappes suaves vous effleurent les tympans tandis que vous passez les niveaux de maîtrise de vos sens, que vous vous approchez du bodhisattva. Vos chakras sont ouverts, des pétales voltigent autour de vous. Puis vous passez soudain de la méditation au psychédélisme avec The Only Direction In Concrete, votre subconscient est alors délivré de l'oppression et peut enfin se livrer entier à une nouvelle quête spirituelle. Zola Jesus plane sur ce titre, vous entraînant à un autre niveau de compréhension de l'univers. Seuls ceux qui auront laissé la musique pénétrer par tous les pores de leur peau ne noteront pas une certaine répétitivité, le vol mental les empêchant de se lasser. Et pourtant le producteur continue inlassablement dans cette ligne pleine d'onirisme.

 

Prefuse explore et surprend. Vous ressortirez complètement séduit ou péniblement ennuyé de cet album quasi concept qui plaira aux Californiens convaincus du revival hippie. 

 

http://media.warp.net/images/WARPCD208Packshot480.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Nouvelles tendances communication 09/05/2011 19:12


J'ai écouté le disque.
Méga claque en découvrant l'utilisation des samples asiatiques et surtout indiens (beaucoup de sitar).
Juste pour dire d'écouter "The Only Hand To Hold off". Un travail sur les voix plus balaise que chez Massive Attack. Enjoy ; )