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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 11:29

Sortie : avril 2010

Label : Data Obscura

 

Les lecteurs assidus de Chroniques électroniques savent tout le bien que nous pensons de Bartosz Dziadosz alias Pleq. Nous avions l'année dernière publié les chroniques de ces superbes albums The Metamorphosis (ici), The Fallen Love (ici) et Lucid Dream (ici). On a rarement vu un artiste alliant quantité et qualité avec autant de brio. Celui pour qui le glitch et la mélancolie sont les éléments primordiaux de la composition a récemment signé un autre projet avec Segue chez U-Cover. Avant que le Polonais ne vienne un jour jouer en France, penchons nous sur son nouvel essai paru dernièrement chez Dataobscura, Our Words Are Frozen.

 

Si la musique de Pleq était jusqu'ici déjà très triste (pour ne pas dire dramatique), il revient cette fois ci avec un album qui déconcertera peut-être au premier abord ses fans de la première heure. Our Words Are Frozen est un pur album d'ambient où l'épuration rythmique est aussi palpable que l'omniprésence des drones et des field recordings. Minimaliste et glacé, cet album s'adresse principalement aux coutumiers du genre. Le glitch n'est cette fois-ci utilisé que comme élément crépitant, semblant peindre des tableaux d'icebergs en pleine fonte. Sur la fresque d'ouverture Last Month, on pourrait même se croire embarqué sur un brise glace naviguant non loin du pôle nord. L'esprit de l'auditeur se sentira enseveli sous des tonnes de poudreuse en attente de l'arrivée des sauveteurs sur l'excellent Walk Through Your Mind. De petites rythmiqes industrielles et des micro-samples interviennent sur les superbes et introspectifs We Try To Abjure Material Things et Back To The Moon. Ces deux titres organiques revigorent nos oreilles plongées jusqu'alors dans une hibernation flottante et congelée. Perdu sur des eaux statiques mais hostiles, le moussaillon prie pour entendre un sonar ou apercevoir un sémaphore. Le magnifique mais terrifiant I Know, It's Not Human de fermeture confirme ce sentiment d'inexorable perdition.

 

Avec cet album d'ambient pur à ne pas mettre entre toutes les mains, Pleq confirme l'aspect anti-commercial de son sillon strictement artistique. Même si, avouons le, nous avions préféré ses réalisations plus orientées IDM, il y a fort à parier que les puristes du genre crieront au génie. Si on se calque sur le nombre habituel de disques que publie Pleq depuis ses débuts, on est libre de croire en la sortie d'au moins un autre album cette année. Wait and see.

http://www.dataobscura.com/prodimages/do046_300.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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