Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 16:23

Sortie : octobre 2011

Label : Ostgut Ton

Genre : Techno

Note : 8/10

 

A force, les années passant et les albums s’enchaînant, le travail de Luke Slater peut bien être abordé comme celui d'une figure ancestrale de la scène électronique. Multipliant alias et collaborations, ses premiers succès solos des années 90 s'inscrivaient dans un courant acid générique, englobant aussi bien la techno que la house mancunienne. Mais on est ici avec Planetary Assault Systems, son projet le plus sombre et violent, dont le précédent album sur Ostgut Ton, Temporary Suspension, était une petite merveille de groove surpuissant, kick au plancher, mitraillant avec autant de rage que de générosité les jambes et la tête. C’est tout naturellement que l’anglais récidive donc aujourd’hui sur l'écurie berlinoise avec son cinquième LP, The Messenger, soit un décollage de 73mn pour un nouveau voyage planétaire.

 

C’est pourtant sur une impression de cessez-le-feu que débute The Messenger, une paix factice dans ce système stellaire. Là où Temporary Suspension jouait la carte de l’assaut permanent, P.A.S. a indéniablement posé son vaisseau dans des contrées moins agitées. Après une intro en forme de petite montée ambient, c’est avec Beauty in the fear et sa dub-techno que commence véritablement ce disque, jolie pièce où la colère brute de la techno affleure mais demeure contenue dans l’espace glacédu dub. Il faut encore laisser passer un morceau de techno minimale pour se prendre sa première décharge avec Bell Blocker, dont le kick assommant blaste de petits carillons désaccordés et hypnotiques, et où reviennent pour la première fois ces fameuses lignes de basses qui font tout le sound-design de P.A.S., vrombissantes comme un essaim de frelons s’abattant sur leur malheureuse proie.

Soufflant le chaud et le froid, The Messenger se montre donc beaucoup plus souple que ce à quoi l’on pouvait s’attendre. La pure techno de Wriss semble adopter à regret une vitesse réglementaire sur l’autoroute de l’électronique, presque frustré de ne pouvoir faire montre de tout ce qu’il y a en réserve sous la capot de la bécane. C’est en réalité une véritable montée sur l’ensemble du disque qu’a programmé Luke Slater, témoignant en ce sens de plus de subtilité et de moins d’efficacité que sur son précédent LP. Call from the east et Kray squid continuent donc de faire monter la pression en offrant des sons de plus en plus sourds et menaçants, jusqu’à Rip the cut et ses 8mn de déflagrations emportant tout sur leur passage, auditeur inclus, dans un cyclone synthétique et métallique proche de la tech-indus. Le morceau suivant, Motif, semble passer la minimale de Richie Hawtin à la moulinette du sound-system du Berghain, avant que les ultimes Cold booster et Black Tea prennent le relai pour nous envoyer directement dans l'orbite d'une rave stratosphérique.

 

P.A.S. n’est indéniablement pas un outsider de l’écurie Ostgut Ton, et quoique The Messenger exprime une agressivité beaucoup plus rentrée que précédemment, on est bel et bien en face d’un excellent album de pure techno, qui ravira à coup sûr les amateurs de bastonnade auditive. Cool !

 

http://s.dsimg.com/image/R-3182548-1319453142.jpeg

par Pingouin Anonyme

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Paranoiak 02/03/2012 05:16

Luke Slater... Je le love ! :P

Chroniques électroniques 02/03/2012 21:52



Merci pour tous ces comm' mec !


Pingouin Anonyme



flall 08/11/2011 18:46


avez-vous une idée de pourquoi un tel artwork ? je veux dire si coloré quand l'on sait que Ostgut Ton préfère bien plus souvent un déballage de couleurs disons plus modéré...


madfab 02/11/2011 11:49


je n'ai pas écouté cet album .... le précédent est redoutable ...juste un remarque: Luke Slater est britannique non ?
merci pour votre précieux blog


Chroniques électroniques 02/11/2011 12:20



Il est anglais bien entendu (c'est corrigé).