Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 14:34

Sortie : 20 décembre 2010

Label : Avant Roots

 

On connaît avant tout le Catalan Pablo Bolivar pour ses travaux en matière de techno minimal organique. Seulement deux albums au compteur mais on sait qu’on tient là un futur maître en la matière. Déjà, son dernier album nous avait réconcilié avec les atmosphères lentes et insidieuses (chronique de Recall ici). Et là, le bougre nous gratifie d’un nouvel album totalement acquis à la cause de l’ambient avec Motion : The Ambient Works, sortant sur son propre label, Avant Roots.

 

Ce n’est pas vraiment une surprise quand on connaît la discographie du Barcelonais. En effet, il aime y insérer de longues nappes contemplatives dans ses créations techno. En bon fan de Monolake, il sait de quoi il en retourne. Tout est prétexte à l’immersion en évitant le vide, chaque piste s’occupe d’emplir pleinement vos conduits auditifs pour lentement et sereinement vous emmener dans un univers ouaté. Ne soyons pas non plus dithyrambique, ce Motion est certes un album d’ambient de bon niveau mais il n’est en rien impressionnant. Il n’en demeure pas moins que Pablo Bolivar étonne une fois de plus en démontrant l’étendu de ses talents. Passé les trois premières pistes plutôt classiques mais fortement respectables, l’album prend progressivement son envol.

Une dynamique hivernale, propice à la contemplation diurne prend alors l’ascendant et il ne reste plus qu’à se laisser envelopper par Recuerdos De Otra Edad. Les images peuvent alors se mouvoir et la pochette fait sens à l’écoute de North Bay. On s’imagine aisément dans un paysage brumeux et enneigé, totalement absorbé. A la stabilité succède le mouvement, comme si lentement nos pas s’enfonçaient dans une poudreuse compacte. Les artifices utilisés par Pablo Bolivar sont nombreux mais retenons avant tout l’influence de Basic Channel dans le timbre sonore, les reverbs donnent ainsi une dimension impalpable à ces parenthèses ambient. En reprenant sobrement, tout en y insufflant un léger aspect progressif, Escape From Galaxy Five (Chapter One), Bolivar maintient définitivement l’attention. Et rien de mieux pour finir que d’hésiter sur les sonorités tremblantes d’Another Earth.

 

Pablo Bolivar confirme son talent en bifurquant. Au lieu de nous attraper une nouvelle fois avec un album techno, il préfère nous étonner en prenant la tangente. Motion : The Ambient Works, sans être parfait, est un album d’ambient des plus respectables.

 

http://www.israbox.com/uploads/posts/2010-12/1292980380_pablo-bolivar-motion.jpg

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires