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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:42

Sortie : janvier 2011

Label : autoproduit

Genre : Ambient

Note : 8/10

 

L'insondable personnage qui se cache derrière le doux nom d'Ourson, se nomme Luke Hazard, et s'établit dans les forêts de Harpers Ferry, Virginie de l'ouest. Connu sous les noms de Plantre ou Meadows & Labyrinths, il compose depuis plus d'une décennie. C'est à lui que l'on doit le label Earstroke Records, sur lequel on croise Skytree, Wisp, Milieu ou Dorian Concept. En tant qu'Ourson, il sort trois albums Eth, Oth ainsi qu'une collaboration avec Heptangular. En réalité, Warming Plant est son premier disque, composé en 2004, relégué, oublié, puis remasterisé et sorti en janvier dernier.

 

New York City, 24 décembre 2004, un homme seul dans un petit studio compose au moyen d'un unique synthétiseur et d'un enregistreur de cassettes. Il crée en se fiant au hasard de l'improvisation, et enfouit derrière ses nappes des sentiments profonds d'inconnu et de nostalgie. C'est à ses parents que Luke Hazard destine son premier disque. Son pseudonyme, Ourson, vient de l'image qu'il avait de son père étant enfant, celle d'un énorme grizzli.

Warming Plant est un disque d'ambient pur. De ces albums vertigineux par tant de vide. On y pénètre comme dans un lieu dépouillé de tout repère, plus insondable que le cosmos, et dans lequel palpitent des mélodies lointaines, telles de faibles torches diffusant un message perdu dans des torrents de brume. Il est parfois effrayant de se trouver seul face à de tels abysses. Mais lorsque que l'on y plonge délibérément, la beauté qui s'en dégage est écrasante. De façon immensément humble et pis que minimaliste, la musique de l'Ourson prend irrémédiablement à la gorge. Les drones prennent l'entière possession de votre boîte crânienne, pulsant au même rythme que le sang battant les tempes, et les mélodies flottantes, à force d'ondoyer comme des filets de gaze, finissent par serrer brutalement le coeur. On peut penser aux oeuvres de 36, même si Luke Hazard me paraît creuser plus profond encore dans le minimalisme pur et introspectif. Et n'oublions que ce disque fut composé il y a maintenant sept ans... Réalisé à l'origine en une seule piste, Warming Plant a été découpé en quatre morceaux, et un titre fut rajouté. Tous durent entre 7 et 14 minutes. Les décrire individuellement m'est impossible, mais 237, Woven Pad & Mark et Surrounded By Leaves ressortent de façon foudroyante de beauté triste et d'infinie pureté.

 

Warming Plant est un titre des mieux choisis. Son écoute mène de l'ahurissement à la quiétude, du malaise à l'apaisement. Entre temps, on jurerai avoir vu de la lumière. Beaucoup cependant ne trouveront dans ce disque qu'un ennui absolu. Qu'ils ne s'y s'arrêtent donc pas. Les oeuvres qui révèlent une histoire font qu'on les aborde différemment. Peut-être nous touchent-elle plus facilement. Celle de l'Ourson est téléchargeable ici. Il n'est jamais trop tard pour s'y réchauffer.  

 

2185390293-1

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

none111 16/02/2011 23:05


Effectivement, on peut voir cela comme du plagiat d'aphex-twin... mais c'est sacrement bien tourne!

Merci pour cette adresse introuvable!


Chroniques électroniques 16/02/2011 23:34



De rien de rien, fais juste attention de poster ton commentaire en suite de la chronique en question. Parce que là ça concerne Casket Lowrance - Damned Spellbound Poetry.