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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 15:24

Sortie : 28 février 2011

Label : Warm Up Recordings

Genre : Techno, IDM

Note : 6/10

 

Il fut un temps où j’errais du côté de Barcelone, à l’époque où le Razzmatazz régnait sur les nuits folles de la cité catalane. En cette période, le DJ star en Espagne était le madrilène Oscar Mulero. Sa recette était, et est sans doute encore, toute simple : balancer une techno autoroutière aussi puissante que factice. Il faut aussi avouer que le public espagnol a toujours été un des plus pourri d’Europe tant sa volatilité est des plus épuisante. En effet, il semble impossible à un hidalgo à la coupe mulet de rester concentrer plus de deux minutes sur la musique, il faut qu’il se mette absolument à jacter et ce le plus fort possible, quitte à couvrir le son. Bref, Oscar Mulero a toujours su parfaitement gérer son public en balançant une techno qui tape, un truc rentre-dedans tellement frontale qu’il en devient quasi impossible de ne pas danser comme un robot. Ses mixes n’ont donc jamais brillés par leur finesse.

 

Grey Fades To Green est le premier album qu’Oscar semble enfin assumer (il a signé deux albums dispensables sous l’entité de Trolley Route). Je n’en attendais rien et c’est pourtant une agréable surprise. N’allez pas croire non plus que l’on tient là un bijou mais il faut bien avouer que ce double album est intrigant. En effet, Oscar Mulero n’a pas tout misé sur une techno puissante et dévastatrice, il a tenté une ouverture IDM pour le moins surprenante.

Le premier disque, The Grey, est typique du son techno que l’on peut entendre en club en Espagne : un rouleau compresseur qui ramone autant le cerveau que les jambes, qui te savate la gueule à grands coups de kicks. Certes, c’est pour le moins linéaire et épuisant, ça n’apporte rien de nouveau mais parfois, l’efficacité a des vertus que la finesse n’aura jamais.

C’est davantage du côté du second disque que l’étonnement se révèle séduisant. Sur The Green, Oscar Mulero mise en grande partie sur une IDM possédant un plaisant charme rétro. Letters From Madrid et Dreams Of Happiness regardent du côté de Beaumont Hannant ou d’Autechre, période Tri Repetae, dans une optique cependant moins élaborée (n’est pas un esthète de l’IDM qui veut). Cependant, les efforts du Madrilène se révèlent pour le moins attachants. Et quand le morceau Grey Fades To Green prend le chemin d’une électronica plus rythmée se confrontant à des nappes plus voluptueuses, on se dit que, peut-être, Oscar s’est trompé d’orientation musicale.

 

Oscar Mulero a réussi le pari de l’album techno alors que l’on n’attendait pas grand chose de sa part. Grey Fades To Green n’est pas un chef d’œuvre, il ne passera sans doute pas l’année mais il possède suffisamment d’atouts pour se révéler captivant.

 

http://www.cultzine.com/IMG/arton15951.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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Benjamin F 28/04/2011 22:37


Je l'ai choppé en m'imaginant juste qu'il me divertirait un peu et je ne m'attendais clairement pas à un truc aussi bien. Sérieux il y a beaucoup de très bons titres. Dommage que ça manque vraiment
de personnalité parce que le savoir-faire est là. Merci pour la critique, je ne l'aurais probablement pas écouté sans elle :)


Chroniques électroniques 28/04/2011 22:45



Je reste aussi le premier surpris par cet album. Oscar Mulero reste pour moi un bourrin de service lorsqu'il est derrière ses platines. Et là, le mec nous offre un album bien plus subtile qu'il
n'en a l'air. Mais comme tu le dis, ça manque tout de même de personnalité et peut être aussi de subtilité.


 


B2B