Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 14:34

Sortie : octobre 2010

Label : Acroplane Recordings

Genre : Dubstep, Abstract hip-hop

Note : 6,5/10

 

Pierre Serafini aka Opti s'affiche comme un activiste plutôt reconnu de la scène électronique française, et particulièrement du côté de Lyon. Entre ses collaborations avec Jarring Effects, Combat Recordings ou F4t Music, il fonde avec Led Piperz et Perkid le label Airflex Labs, en 2008, dédié a la bass music au sens large. Alors que la réalisation de son premier album était achevée depuis un an, The Letter D ne sort que maintenant, chez l'écurie irlandaise Acroplane Recordings.

13 tracks et 13 artworks, pour un résultat qui ne chamboule pas le genre, mais qui a de la gueule. Le Français concocte une mixture familière et confortable, qui mêle post-dubstep, glitch-hop et un soupçon d'électronica. L'espace se fait ample, les nappes et les beats paresseux paraissent gonflés a l'hélium, et évoqueraient presque des toiles de parasol que le vent fait bouffer. L'idée y est donc largement downtempo. Opti accorde un soin particulier aux textures qui enveloppent ses beats. Vibrantes, épaisses ou piquetées de carillons, les nappes mélodiques ont quelque chose d'engourdissant. Elles s'étendent grassement, tandis qu'un simple break sec vient tranquillement les fracturer.

Le producteur a déclaré que cet album retranscrivait les nombreux bouleversements qu'il a subi en une courte période. The Letter D semble donc être le fruit de sentiments contradictoires et houleux. Pourtant, ce tourment, bien dissimulé, ne bondit pas aux yeux. D'abord leurré par l'aspect bonhomme de l'ensemble, on prend ensuite conscience des larges taches noires qui maculent le disque. The Other One, l'excellent Infinity Begins de fermeture ou le si sombre interlude Angels laissent entrevoir de violents accents tragiques, et vous percent d'aiguilles aiguës de mélancolie. A cote, le trop naïf To Fall Under Your Spell perd salement en crédibilité. Mais la bombe de l'album reste Between My Eyes And Everything I Look At, pièce tourbillonnante (et triste) dont les pulsions du beat possèdent un tombé juste, précis, absolu.

Point de révolution donc, mais un travail dense et appréciable. Plus profond de surcroit qu'il n'y paraît.  

cover2.jpg

par Manolito

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires