Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 11:08

Sortie : juin 2010

Label : Allcity Records

Genre : Rap instrumental

Note : 4

 

Producteur parisien, Onra a sorti ou participé depuis 2006 à un certain nombre d'albums, de compilations, de maxis, seul ou accompagné, avec notamment un premier LP solo, Chinoiseries, en 2007. Son nouveau long format, Long Distance, prolonge son exploration du rap instrumental - même s'il y apparaît quelques voix - avec une touche funky.

 

En une heure et 21 pistes, Onra va tenter de donner un panorama de ses influences musicales et de ses capacités. Avec des durées de 1'30 à 5', les morceaux ne sont parfois que de courtes interludes reposant sur 2-3 idées simples et s'étendent plus à d'autres moments pour laisser se dérouler des mélodies ensoelillées soul ou funk. Les ambiances varient, avec par exemple le minimaliste bling bling Girl qui précède le beaucoup plus chaleureux Send Me Your Love, sans toutefois dérouter l'auditeur. Un certain esprit commun se dégage au fil de l'album qui lui donne sa cohérence. Un brin de nu soul avec la voix d'Olivier Daysoul, un hommage au DJ des débuts du hip-hop en compagnie de Buddy Sativa ou un rap avec le MC T3 de Slum Village, les différents invités appuient cette diversité appréciable.

Mais à trop puiser ses références dans le passé, l'album sonne un peu daté et les productions donnent parfois l'impression de sortir de studios des années 1980. Sans doute volontaire de la part d'Onra, ce choix lasse un peu au fil des pistes. Que penser ainsi de Mechanical, sorte d'électro-disco qui aurait eu sa place au Paradise Garage sans problème, mais dans un album sorti en 2010 ? Heureusement d'autres titres, comme My Comet, rattrapent un peu le coup. Le bon, Wonderland par exemple, et le moins bon, le très cheezy Long Distance encore avec Olivier Daysoul au chant, se succèdent donc jusqu'au bout, laissant un peu dubitatif.

 

Au final, Long Distance laisse donc un sentiment mitigé. Le rap instrumental du parisien est parfois bien mené même s'il est souvent trop dans l'esprit de ses références pour être convaincant aujourd'hui.

 

http://img687.imageshack.us/img687/268/onracoverlight.jpg

par Tahiti Raph

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires