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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 13:43

Sortie : août 2011

Label : FXHE Records

Genre : Detroit techno

Note : 5/10

 

Malgré un LP et une vingtaine de maxis à son actif, il fallut attendre un mix pour Fabric en 2009, à la qualité pourtant discutable, afin qu’Omar-S passe de la confidentialité aux feux de la rampe. Basé à Detroit, et bien ancré dans la tradition électronique de sa ville, le son d’Omar-S tient à la fois de la techno et de la house américaine la plus classique, non sans efficacité musicale, capable tour à tour de nappes spatiales, de funk cybernétique et de déflagrations dancefloor. Il nous revient en plein mois d’août, pour un second long format, It can be done but only I can do it.

 

S’il est facile de recevoir un héritage, il l’est moins de parvenir à le faire fructifier. Omar-S connaît par cœur toutes les ficelles de la techno de Detroit, mais peine sérieusement à les réinventer, pour se contenter de les agencer sans grand talent. On se promène donc entre techno et deep-tech, le long de titres à la facture classique, où tout paraît déjà entendu, des synthés aux boîtes à rythmes en passant par les structures musicales déployées. Des tracks comme Supported solely, Ganymede ou You wish développent un rétro-futurisme spatial et aérien assez paresseux. Les onze minutes de Over you too lassent par une construction quasi-inexistante, quand le morceau éponyme perd son auditeur à force d’inertie. De façon générale, tous les titres sont calibrés à l’ancienne : intro, développement, mini-montée, mini-break, redéveloppement, brève conclusion. C’est cet espèce de traditionalisme qui fatigue, à force : un peu de génie ou de folie seraient les bienvenus.

Et puis il y a les ratés. Le plus gros a le malheur de se situer en troisième position sur la tracklist. Intitulé Look hear watch, Omar-S y pose une techno loungy totalement inintéressante sur le fond d’un sample de baise d’une vulgarité rarement entendue (vous aussi, venez essayer les gargouillis de deepthroat en HD…). On en vient à espérer que le mec gicle le plus vite possible afin d’en finir avec ce putain de morceau. Certes, il y a bien deux ou trois titres à sauver, comme le sympathique Here’s your trance now dance, mais  qui était déjà disponible sur un précédent EP, ou Skynet 2 B et son esthétique soulful langoureuse, qui parvient à retenir l’attention. Dommage, on se contentera de s’en tenir à son premier LP Just ask the lonely, dont l’efficacité directe compensait ce cramponnement maladif à des structures synthétiques qui, en tant que telles, n’intéressent plus grand monde.

 

Pas vraiment prenant, pas vraiment dansant, pas vraiment intelligent, difficile de rentrer dans ce disque à la trame passéiste. Detroit est toujours belle, mais on n’en a ici qu’une carte postale kitsch et franchement cliché, à l’image de l’artwork du disque. It can be done but only I can do it, nous dit-il ? Bof, pas sûr…

 

http://redeyerecords.co.uk/imagery/50881-1.jpg

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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