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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 18:40

En septembre, le label anglais Ninja Tune aura 20 ans et, à l'image de ce que Warp a fait l'an passé, prépare différents événements pour cette célébration qui a déjà commencé sur Internet avec de nombreux mixs et morceaux à télécharger sur une page dédiée à ce 20e anniversaire. En attendant de voir Andreya Triana, The Cinematic Orchestra, Bonobo, DJ Vadim, Mr Scruff, Roots Manuva, The Herbaliser, Amon Tobin, Kid Koala, Daedelus, Coldcut, etc. à Paris à la rentrée, Matt Black, fondateur du label et toujours actif avec le groupe Coldcut, nous présente le dispositif et fait le bilan de ces 20 années.

 

Pourquoi avoir créé le label il y a 20 ans ?

C'était une réaction par rapport à la « corporate music » environnante, nous nous sentions piégés et Ninja était un moyen de nous échapper. Nous voulions créer une identité différente dans le milieu musical avec de l'expérimentation plutôt que des chansons pop. Nous voulions explorer de nouvelles directions et redevenir indépendants après avoir créé un premier label, Ahead of our time, pour lequel nous travaillions avec une maison de disque qui nous a bien niquée.

 

Le label a vécu et créé des subdivisions comme Big Dada, pourquoi ?

Big Dada était l'idée d'une personne de l'équipe qui voulait lancer un label de rap anglais, ce qui nous a semblé être une bonne initiative à soutenir. Nous avons réalisé que la perception des gens nécessite parfois de packager les choses. Nous ne jetons pas certains styles à l'extérieur du label, mais nous les présentons de manière intelligente.

 

Comment avez-vous choisi les artistes sortis sur Ninja Tune ?

Ce sont plutôt les artistes qui nous ont choisis. Nous en avons d'abord attiré certains qui faisaient des musiques originales pour l'époque, comme du abstract hip-hop. Et depuis, c'est le « nez » Ninja qui permet de trouver les nouveaux membres. Ce sont généralement des amis avec qui les choses se font naturellement. Un membre de Ninja peut être n'importe qui. Ce n'est pas à quoi tu ressembles qui importe, mais quelles sont tes connexions et d'exprimer ta personnalité dans la musique. Il n'y a pas de son Ninja. N'importe qui est un génie en étant lui-même.

 

Une des marques de continuité du label est l'existence de Solid Steel. Comment se situent soirées et podcast sous cette étiquette ?

C'est la radio de Ninja Tune. La radio est un bon média pour faire partager de la musique. C'est un espace libre, une grosse force du label. Solid Steel a évolué, pris sa propre identité, avec plus d'invités tandis que Coldcut s'en désengageait. Nous avons trois millions de téléchargements pour le podcast. C'est une part du label qui regroupe à l'origine pas mal de DJ.

 

MattBlack.jpg

 

Plusieurs événements sont prévus pour les 20 ans, notamment cinq concerts en France, pouvez-vous nous les présenter ?

Il y aura tout d'abord la XX Box Set, une démarche habituelle pour les anniversaires des labels, mais nous trouvions ennuyeux de mettre des morceaux passés ou actuels. Nous avons donc fait la sélection sur le concept de « futurespective », avec de nouveaux artistes comme Rusty ou Flying Lotus qui produisent de nouveaux titres, tout en restant connectés avec Ninja.

Nous organisons aussi en septembre et octobre prochains des soirées un peu partout dans le monde [Londres, Berlin, Montréal, Bruxelles, Paris, NDLR] et notamment cinq à Paris, plus que dans les autres villes. La France est le territoire qui nous reçoit le mieux, là où on nous montre le plus d'amour, nous voulions donc lui rendre cet amour. Pour cet anniversaire, la devise est : nous sommes encore en vie, célébrons ! Il n'y a pas tellement de label qui ont survécu aussi longtemps...

 

Qu'avez-vous changé avec la révolution numérique et à la crise du disque ?

Nous nous sommes adaptés, et cela a été douloureux. C'est pour cela que nous sommes encore là. L'intelligence permet de survivre. Coldcut était dans le multimédia et notre premier label avait un site Internet. Cela nous a permis de mieux comprendre le paysage du divertissement. Nous nous sommes aussi améliorés dans la manière de gérer notre business. C'est dur, mais c'est l'évolution.

 

Quels sont les projets après l'anniversaire ?

Cet anniversaire est quelque chose d'important et qui nous a demandé beaucoup d'énergie. Nous continuerons ensuite le « Project for the Ninja century » qui doit aboutir à la domination du monde par tous les moyens. Nous voulons faire péter les esprits par notre musique et notre amour.

 

On pourrait reprocher à Ninja Tune de ne pas beaucoup se renouveler et de s'appuyer surtout sur ses membres historiques, qu'en pensez-vous ?

Pour l'anniversaire, nous ne faisons pas une compilation des meilleurs morceaux et regardez le programme des soirées et surtout celui de la XX Box, ce sont des nouveaux artistes ! Il y a aussi du sang frais avec le label de Flying Lotus, Brainfeeder, qui est en licence chez nous.

propos recueillis par Raphaël Richard

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Published by Chroniques électroniques - dans Interview
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commentaires

YyrkoOn 15/06/2010 18:20


oula oui il commence même a ressembler a D'artagnan le bougre ^^ Mais bon respect quand même aux ninjas en espérant qu'ils ne troquent pas leur s katanas contre un fleuret ^^


SPQR 14/06/2010 19:21


Ben il a pas grand-chose à raconter le lascar. En même temps Ninja Tune est plus mort que vif ces derniers temps. Vivement Amon Tobin à Paris quand même !