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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 21:19

Sortie : mars 2011

Label : Fake Four Inc

Genre : Rap avec incursion pop

Note : 6

 

Rappeur indépendant, Noah23 bâtit sa réputation depuis une dizaine d'années en partageant notamment des scènes avec Clouddead, Sole ou Kool Keith. L'Américain émigré au Canada a aussi été à la tête d'un label rap/jungle/drum'n bass et expérimenté pas mal de choses sur différents albums et maxis. Lui-même producteur, c'est toutefois avec quelques beatmakers de l'écurie Fake Four Inc qu'il se lance dans un premier LP pour ce label pas assez connu de notre côté de l'Atlantique.

 

En deux titres, Noah nous montre sa palette stylistique. Sur What It Is, il oscille entre un flow posé et clair à la Sage Francis et un débit mitraillette - hérité d'un passé jungle - à la TY, dont il partage un univers amusé. Puis avec Bright Green Laces, il verse dans une ambiance plus pop pour un rap ludique ensoleillé. Entre flow technique et chant, le Canadien offre de la variété en évitant le déchet. L'ensemble de l'album va ensuite jouer sur ces deux alternatives avec mesure.

Si le côté pop peut faire peur, notamment sur le léger Intangible Heart Cescendo, l'écoute de Bed Bugs rassure, avec cette guitare acoustique qui soutient parfaitement le texte du MC. En revanche, quelques doutes se font jour avec Can't Stay Mad et Nuts qui invite la chanteuse Liz Powell, bien que les imites du supportable ne soient pas franchies. Avec No Tomorow en revanche, le côté festif west indies est assez désagréable.

Pour le côté plus sombre, et donc totalement rap, il faut relever Murder City et son clavier funéraire qui accompagne à merveille Awol One et Sole invités pour l'occasion. Mais c'est le titre éponyme qui met tout le monde d'accord entre cette guitare plaintive et la voix percutante qui plante le décor de ce titre fort et communicatif. Nous préférerons bien entendu ce versant plus dur, qui prend du volume sur Sea Of The Infinite Wave où le rappeur trouve de bons contradicteurs en matière de flow ultra rapide avec Ceschi et Myka 9. Old Dog et Time Again sont deux autres bons passages qui conduisent avec un certain ton mélancolique vers le joyeux et dispensable When I'm Gone final avec Gregory Pepper.

 

Comme pour l'album de Ceschi l'an passé (chroniqué ici), les morceaux rap ont largement mes faveurs avec des sons et des textes de bons niveaux tandis que les passages orientés pop sont nettement moins prenants. Le mélange des deux n'est toutefois pas complètement aberrant même s'il peut surprendre.

 

http://s3.amazonaws.com/releases.circleintosquare.com/316/images/noah23-cover_market-large.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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