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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 13:43

Sortie : 27 novembre 2010

Label : Ruff 

Genre : Dubstep, IDM

Note : 7,5/10

 

Lorsque la chimie et ses obscurs composés organiques se frottent à la rugosité de certaines musiques électroniques, la réaction débouche sur du 2methylBulbe1ol. De son vrai nom Nicolas Druoton, ce bisontin officie à l'origine dans l'IDM, il sort quelques EP, puis s'oriente vers un dubstep mâtiné d'indus. Dès lors, qui de mieux que placé que notre Niveau Zero national pour conclure une collaboration ? Le Parisien Frédéric Garcia, ancien bassiste métal, avait exposé toute la puissance jouissive de son dubstep de brute sur l'excellent In_sect (chroniqué ici), sorti en mai dernier sur Ad Noiseam. Après un maxi avec Matta, voici Ruff 11, en compagnie de 2methylBulbe1ol, qui sort sur Ruff, le sous-label de la maison Peace Off

 

Les chroniques de dubstep hard, vrillé et violent ont tendance à se cumuler ces derniers temps, ce qui n'est pas nécessairement un hasard. Toujours est-il que My Roots de Niveau Zero et Glocken de 2methyl représentent des archétypes du genre. Le premier cité est un remix du Roots Bloody Roots du groupe de métal brésilien Sepultura, auquel Garcia inflige un traitement au hachoir. Les riffs de guitares saturées subsitent, mais se muent en vrombissements électroniques bravaches et volcaniques. Entre le wobble en dents de scie, les trous d'air provoqués par les sursauts du beat, et les bribes de vociférations métal en arrière plan, My Roots diffuse fatalement de vicieux arômes hardcore. Après coup, difficile de ne pas sentir sa boîte crânienne tituber légèrement, et il y a fort à parier que quelques uns de nos neurones auront tragiquement perdu la vie dans l'expérience. C'est sans rancune.

Dès les premières secondes de Glocken, on perçoit la singularité de 2methylBulbe1ol, et la pertinence de l'association des deux titres. Les fragments de voix lyriques, la mélodie perlée de carillons, et l'ambiance en clair-obscur découleraient de ses influences IDM que l'on ne serait pas surpris. Mais il suffit de peu pour que le break fonde tel un rapace sur un lambeau de chair. Les déflagrations viennent de partout en même temps, le glitch est à vif, et le beat, métallique et grimaçant, semble effectuer d'impressionnants exercices de contorsion, à un rythme effréné. Mais derrière les grincements de rouille, d'acier et de poussière, perdure une forme de poésie très pure, contenue dans les accents tragiques de la mélodie et dans les tintements argentins qui s'épanouissent brièvement lors des rares accalmies.  

 

Une belle taloche que ce maxi. Les explosions anarchiques de Niveau Zero se mariant superbement aux déchainements passionnés de 2methyl, Ruff 11 n'est autre que deux petites grenades, préalablement dégoupillées. Cette release donne d'ailleurs envie de se pencher davantage sur le label Ruff, qui sort entre autre du Broken Note ou du Bong-Ra. Sur ce, bonne dérouillée. 

 

w13021_Ruff11_Aside_ithink.jpg

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

ivan 03/12/2010 20:23


...

Alors là, ça m'dissèque!
pour ma part petite préférence pour My Roots qui renverse effectivement l’apesanteur de gauche à droite.
héhé et belle chronique au gout de viande, c'est balèze de bien décrire la musique avec de simples mots!

Et à ce propos ce soir j'vais écouter niveau zero (soirée splash) à Strasbourg! wéééééé!