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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 10:40

Sortie : 2 Juillet 2012

Label : Ostgut Ton

Genre : House

Note : 7,5/10

 

Le Berghain n’est pas seulement cet antre d’une techno dictatoriale, métallique et abrasive. L’usine renferme un club plus intimiste, le Panorama Bar. Juché en altitude du monolithe, cette cave est une zone érogène. Exit la techno, place à une house lascive et portée quasi intégralement sur le sexe.

Le boss du label maison, Ostgut Ton, n’est autre que Nick Höppner. Ce dernier vient régulièrement mixer dans la cage du Panorama Bar, il était donc logique qu’il vienne poser sa pierre à l’édifice pour un Panorama Bar 04, faisant suite au mix de Prosumer (chroniqué ici). On s’en tape pas mal de la carrière solo de Nick, ce dernier n’ayant sorti qu’une petite poignée de maxis, puisque la seule chose qui nous intéresse ici, c’est de juger la capacité à faire monter la sève des danseurs. Et à ce niveau-là, inutile de tergiverser, vous allez avoir chaud, très chaud.

Pendant que les plus radicaux s’acharnent dans l’immense salle du Berghain, prenant en pleine gueule une techno les réduisant en miettes, s’extasiant sur des montées apocalyptiques, à la recherche d’une tension permanente, les autres ont choisi de prendre leur temps. Ceux-là viennent chercher une autre forme de tension, uniquement sexuelle. Si le Berghain est une orgie noire, le Panorama Bar en est son éternelle préliminaire.

Cela, Nick Höppner l’a parfaitement intégré. L’homogénéité et la fluidité ont ici trouvé leurs lettres de noblesses. Le but n’est pas de provoquer mais de maintenir le danseur dans un état d’excitation permanente. La ligne directrice est résolument épurée afin d’obtenir un équilibre parfait. Au diable l’impayable introduction puisque le beat répétitif ne vous lâchera pas du début à la fin pendant que le groove se nichera dans les moindres recoins. Mais pour arriver à un tel équilibre, Nick joue en permanence au funambule. Le groove ne peut suffire, il faut impérativement insuffler une savante dose de vice afin de maintenir la pression. On assiste ainsi à un enchaînement permanent de tracks doucement vicieuses et outrageusement groovy.

Au petit jeu du tracklisting, là aussi, Nick vise le sans faute, se permettant d’ailleurs de proposer 20 titres, fait rare dans la sphère des mixes house exigeants. On erre de Fabrizio Mammarella à Dexter en passant par DJ Gregory,Manoo, Carsten Jost, Whirlpool Productions ou encore Dez Williams. Le tour de force étant de réussir à donner l’impression d’écouter un seul et même morceaux dans un souci d’homogénéisation affolant. Mieux, le bougre se paie le luxe de finir sur une tuerie absolue, alors même qu’un mix classique aurait joué la carte du ralentissement. Ainsi, le New For U d’Andrés apparait comme l’orgasme que l’on attendait plus.

L’été pointant le bout de son nez, il est grand temps de s’écouter ce mix avec un 40° au compteur. Ce Panorama Bar 04 de Nick Höppner pue le cul et tant mieux.

 

http://www.moduledistribution.com/wp-content/uploads/2012/05/COVER_Nick-Hoppner-panorama-bar4-400x400.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Max 07/07/2012 21:25

C'est vrai qu'il est bon ce mix...je devrais me plonger dans les 3 premiers opus...