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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 15:42

Sortie : avril 2011

Label : Disques Erektik

Genre : Post-rock

Note : 6

 

Ils sont trois en studio et cinq en concerts. Ils ont sorti un maxi de démo fin 2007 et un premier album, X, en 2009. Music For Money revient pour un second album avec en tête des groupes comme 65daysofstatic ou Ratatat. Les Montréalais jouent en effet un rock instrumental qui n'est pas sans rappeler quelque musiques électroniques de par les sonorités utilisées et une volonté de tendre parfois vers l'hypnotisme.

 

Au Canada, les groupes qui jouent pour le fric et regardent passer les oiseaux (rapport au nom du groupe et au titre du disque, n'allez pas chercher plus loin) font une musique élaborée et patiente. Les instruments trouvent leur place au fil des minutes, et quand tout est en place, il est temps de faire évoluer le mouvement pour ne pas faire du sur-place. Les morceaux de Music For Money sont ainsi. Ils sont construits avec méthode, guitares, claviers et rythmiques venant se positionner dans les espaces libres pour concocter un ensemble riche. L'appel lance le mouvement avec une mélodie prenante et une basse structurante, puis Rouge vient donner un premier coup de fouet pour ceux que le charme aurait affaibli. La batterie loin des standards rock vient conforter ce sentiment électronique plus ou moins prégnant selon les passages. Dérive, avec ses carillons, ses nappes sombres et son développement dans la longueur fait pencher le disque dans l'électronica, tout autant que le magnifique Liebem à la mélancolie suave et réconfortante. 

Tout n'est pas toujours parfait, les morceaux sont parfois un peu trop propres et peuvent paraître un peu contenu, l'explosion attendue n'arrivant pas, la saturation étant semble-t-il un pêché. Sur Mat par exemple, un peu plus de production n'aurait pas fait de mal et la montée paisible aurait mérité un climax libérateur. Il est toutefois assez facile de passer sur ces petits défauts et se laisser prendre par les extraits les plus accrocheurs comme ce City Landscape dont le grésillement de fond contrecarre parfaitement cette critique de propreté. Nous préférerons aussi retenir la réussite dans le mélange pas toujours évident entre les sonorités numériques (claviers ou batteries) et plus organiques (basse ou choeurs).

 

Une bonne manière de concilier les goûts des amateurs de rock et de musique électronique qui pourront se retrouver dans cet album à la frontière des styles. Pour info, ce disque rafraîchissant est disponible au prix que vous souhaitez sur Bandcamp.

 

http://bandcamp.com/files/17/29/1729248510-1.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Philippe 06/05/2011 00:35


Je tenais à préciser que le ''chanteur'' utilise sa capacité à produire des sons qui sont à se méprendre avec une basse. Pour les avoir vu en spectacle, la performance du percussionniste vocal
Dominique Laguë est très impressionnante.