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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 13:47

Sortie : avril 2010

Label : Ad Noiseam

 

C'est en 2004 que Simon Smerdon a entamé sa trilogie sur l'excellent label Ad Noiseam. Les deux premiers volets, The Fears et Deviance, avaient déjà témoigné de tout le talent de Mothboy. Ce dernier est doté d'une habile capacité de variation des genres, allant du jazz au hip-hop, sans jamais s'éparpiller dans quelque chose d'indigeste. Bunny est logiquement et malheureusement le dernier volet de la trilogie. Constitué d'archives sortis des placards et d'inédits, voyons si Bunny jouit du même potentiel d'empathie que ses illustres prédécesseurs.

 

Résolument à dominance hip-hop, Bunny est un album typiquement Britannique. Avec ces breaks ciselés et ses infra-basses empruntées à un dubstep dans l'air du temps, Mothboy re-visite l'héritage anglais de ces dix dernières années en trempant son hip-hop vicieux dans le dub, le rock, le jazz et une pop qu'on pourrait presque qualifiée de "bristolienne".

C'est pourquoi il y a de nombreux invités vocaux, chanteurs et MC. On croise l'incisif et virevoltant Equivalant sur le très bon et lugubre Move, et le complice de toujours Akira The Don avec son débit loufoque et déglingué sur Johnny Nemo. Du côté des chanteurs, on remarquera plus particulièrement l'intervention de Robert Conroy sur Subway Song, où son timbre très inspiré par David Bowie vient se poser sur une belle mélodie hachée.

Si Simon Smerdon est un ingénieur du son et un musicien doué, il fait néanmoins intervenir des batteurs sur certains morceaux, probablement pour que les batteries résonnent moins artificielles. le résultat est plutôt réussi. L'influence du jazz est encore là et pas seulement dans l'approche rythmique, comme en témoigne l'intégration de la trompette de Martin Carr sur Version 2 ou le saxophone du Drive Home Safety de clôture.

En digne Anglais vivant au pays du rock, Smerdon sort des guitares abrasives sur les très réussis et énergiques My Love et Cala Martina.

Ceux qui ont connu et regrettent le label Grand Central Records y verront peut-être des réminiscences, plus particulièrement sur les excellents You / Me, Glow et Won't.

 

Cet album est à l'image de son artwork, vicieux. Même si ce lapin a l'air inoffensif au premier abord, la myxomatose lui a fait perdre les pédales et il a désormais du sang sur les mains. Le sweat capuche qu'arbore Bunny annonce la mort de Mothboy. On ne peut y croire et l'attendons sur d'autres projets. Avant la sortie des albums de Niveau Zero et du pape Hecq, le label Ad Noiseam referme la trilogie la larme à l'oeil.

http://www.adnoiseam.net/images/stories/discography/123/adn123-500px.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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