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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 11:22

Sortie : juin 2011

Label : Passage Extra

Genre : Electronica

Note : 7

 

Derrière le nom Modul se cachent deux Russes dont nous avons récemment parlé pour leur album sous le nom Wols (chroniqué ici) qui ne nous avait pas complètement convaincu. Leur retour sous leur précédent pseudo est nettement plus réussi. Finies les expérimentations entre différents styles, sur How To Play, ils se concentrent sur l'électronica, même si quelques errements ambient ou abstract hip-hop apparaissent ci ou là. Pour faire monter la sauce, le duo a publié une série de maxi, intitulée How To EP, avant d'en arriver à ce long format. Vous avez aussi pu apprécier un premier extrait de ce dernier sur notre compilation Beat Abstraction toujours téléchargeable gratuitement (ici)...

 

Amateurs d'électronica poétique, le monde de Modul devrait vous satisfaire. Les deux producteurs confectionnent des contes électroniques avec un certain sens du merveilleux. Dès l'ouverture sur 504 Days, vous êtes entraînés dans un univers magique multicolore. Dès lors, il n'est pas étonnant de retrouver des voix d'enfants sur Catch The Noon ou des dessins naïfs sur la pochette. Les rythmiques discrètes portent des mélodies douces à l'oreille, derrière lesquelles foisonnent diverses textures synthétiques. Outre un véritable sens de la ligne de clavier accrocheuse, le duo travaille en effet le détail, notamment dans cette batterie minimaliste entourée de discrets frottements sur Light Bullets.

Après une première partie assez enjouée, Wait Up calme un peu le jeu et Professionnal Bird Chasers, nettement plus ambient, laisse place au songe. Des nappes spacieuses emplissent vos enceintes, tandis que quelques bleeps vaporeux voltigent légèrement. Le milieu du disque offre donc une pause, avec une atmosphère paisible que le léger regain de tempo de Romma Bree n'arrive à pas à briser. Vous flottez littéralement au coeur d'une chaude nuit d'été durant laquelle une fine brise vous frôle par moment. 

Dans ce climat, les Russes relancent subtilement la machine, redonnant du corps à leurs titres, remettant les mélodies devant les nappes. L'évolution n'est pas flagrante, elle est menée pas à pas, avec patience. Hidden présente ainsi une grande sobriété avec son évolution langoureuse, tout en redonnant du jus au beat pour arriver sans rupture à ce Moon Slaves plus enlevé, nous surprenant avec sa guitare acoustique, rare touche organique de ce disque avec le piano jazz de Plus Minus Two à l'esprit plus abstract hip-hop. Nous arrivons à point pour Sun Police (le morceau présent sur Beat Abstraction) qui redonne un coup de boost par son fil rouge fait de bleeps entêtants. Sa construction, enchevêtrement minutieux de sons que le groupe décompose au long de presque sept minutes, offre différents niveaux de lecture à redécouvrir à chaque écoute. Le passage final est contemplatif, prélude à un réveil naturel chaleureux.  

 

Modul signe un album électronica à la fois entraînant et méditatif, profond et heureux. La cohérence est bien plus au rendez-vous que pour leur récente sortie sous leur pseudo Wols, démontrant qu'ils peuvent très bien tenir sur la longueur sans moment de relâchement et sans s'éparpiller. 

 

http://fslab.net/wp-content/uploads/2011/06/Cover.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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