Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 21:30

Sortie : juin 2011

Label : Sun Sea Sky Productions

Genre : IDM méditative et relaxante

Note : 8/10

 

Antonis Haniotakis n'est pas un inconnu pour les coutumiers de nos humbles lignes. Tout d'abord parce qu'après s'être fait la main sur bon nombre de netlabels, il a sorti l'excellent Out In A Field à l'automne 2009 sur le label Symbolic Interaction aujourd'hui en sommeil. Lui demander d'appraître en clôture de notre compilation When Light's Drillin The Haze (toujours gratuitement disponible ici) était pour nous alors comme une évidence. Melorman sort donc aujourd'hui son deuxième album physique. La questionnante confidentialité entourant la sortie n'a d'égale que l'humilité et la gentillesse du musicien grec.

 

Souvent dans nos chroniques, et surtout dans les miennes, ce qu'il convient d'appeler l'IDM n'a une tribune élogieuse que lorsqu'elle est fracturée par des rythmes rugueux et industriels, ou alors quand elle déverse toute sa dark side. La crise globale que traverse le pays de Melorman n'a pourtant pas altérée la dimension enchanteresse de sa musique. Car oui, j'ose le dire, cette frange de la musique électronique a parfois le don de se montrer sirupeuse, pour ne pas dire chiante à mourir. Ce n'est pas le tout de mettre le paquet sur la sphère mélodique, surtout si c'est pour rendre une copie pauvre rythmiquement. Melorman réussie donc la performance de maintenir l'auditeur captivé, avec une musique douce, relaxante mais empreinte d'une mélancolie certaine, qui ravira les amateurs de sons propices à la contemplation. Autre point positif et original à mettre à l'actif du Grec, il sait jouer du synthé. Fait rare, à l'heure où la plupart utilise leurs bécanes comme des gadgets. Dès les premières notes de Celia, on retrouve avec bonheur ce sens aigu de la mélodie simple et mélancolique qu'il avait su injecter à sa relecture de The Robot Can't Swim de Magnitophono. Il y a même quelque chose de naïf, de presque candide dans les mélodies de Melorman (Forget, Saturday Morning, Under a Shelter...). Ce n'est pourtant jamais rébarbatif, surtout quand le rythme se fait plus poussé et plus subtil, comme sur Two And Nine. After Noon est définitivement un album qui file le sourire, qui donne envie de quitter les tourments des villes et leurs clapiers à ouvriers d'usines, céder aux atouts et à la fermeté intacte d'une jouvencelle furtive et au teint gorgé de soleil. Vaste programme me direz vous. Ce lieu existe. Melorman l'a trouvé en Crète. Voilà qui confère à l'oeuvre un spleen presque heureux, qui nous donnerait envie de rejoindre Melorman là où il puise son inspiration et son regard amusé ou laconique sur le temps qui passe. Belle oeuvre.

 

A l'ombre des anciens ou nouveaux labels phares du genre, certains continuent d'oeuvrer dans une indépendance et une confidentialité qu'on peut qualifier d'injuste. Comme d'autres musiciens grecs avant lui, tels que Spyweirdos, Subheim, Magnitophono ou Mobthrow, Melorman transmet des sensations qui redonnent toute leur noblesse à des sentiments essentiels. Les siennes plairont plus que certainement aux inconditionnels d'un certain label Boltfish. Chapeau bas.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51NHzreK%2BBL._SL500_AA280_.jpg

par Ed Loxapac

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

ExtraPaul 28/12/2011 14:25

Je découvre l'artiste au hasard de ce que je trouve sur le web et d'emblée je lui trouve un style proche de Ulrich Schnauss, ce qui très bien car j'adore ce dernier. Allez hop je commande
l'album...

Matt 13/08/2011 17:40


Je suis convaincu, allons écouter cela.


F Ate 10/08/2011 09:35


Belle chronique, touchante et sensible, comme quoi...


PaaD 09/08/2011 23:29


Encore une très grosse claque du monsieur. Il réussit totalement à me subjuguer, à me faire rentrer dans son univers qui finalement est très proche du mien.

Voilà, je suis fan et je tenais encore à remercier la team de Chroniques Electroniques qui m'a vraiment fait évoluer musicalement (aussi bien dans le son que j'écoute que dans celui que je fais),
vous êtes une de mes principales sources (sans parler des artistes dont vous nous parlez tous les jours).