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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:34

Sortie : septembre 2011

Label : Ohm Resistance

Genre : Power dubstep

Note : 8/10

 

Si vous aussi, vous en avez marre du dubstep pour troisième âge ou clubbers mainstream, suivez le Pingouin, car voici une des plus grosses déflagrations dubstep jamais entendues ! La guerre qui se joue ici entre le russe Melamin et l’américain Wicked Sway est tout sauf froide, et ce Metamorphosis sorti sur l’excellent label Ohm Resistance condense toute la violence d’un genre musical pourtant en voie de faire faillite, ou de lancer une OPA hostile sur le sucre Candy.

 

Après deux EP remarqués en 2010 et 2011 (Neuro Dub et Cheaper to die), voici le premier LP de ce duo réuni pour l’occasion par Kurt Gluck, le boss de Ohm Resistance. Loin donc des Shackleton et autres artisans de dubstep demi-écrémé, mais également beaucoup plus violent que les excellents Vex’d, Matta ou Niveau Zero, ce Metamorphosis replace toute la puissance du bass-vomiting au cœur du propos. Car ce n’est pas de simples wobbles dont il s’agit, mais d’un véritable grand-huit de basses dont les montées, descentes, vrilles et loopings retournent le crâne et l’estomac  à très grande vitesse. La prod’ aux petits oignons rend de plus parfaitement audible chacun des assauts sonores que l’auditeur aura à subir.

L’introductif Bullet, en featuring avec Mark Instinct, nous plonge directement dans ces déluges de basses à couper au couteau, sur un substrat symphonique qui, une fois n’est pas coutume, réussit à être crédible. Les morceaux suivants, Dance with me et Double line ralentissent un peu les bpm, mais pour mieux asseoir des rythmiques écrasantes au matraquage groovy. Les titres 49904 et Contrast proposent des constructions plus sombres, installant des ambiances dark pour mieux les marquer de ces scansions vertigineuses qui parviennent à déployer des wall of sound à vous en allonger à terre en signe de soumission.

Tandis que Checkpoint continue à massacrer conscieusement vos enceintes et votre intégrité auditive, c’est au morceau éponyme que revient la tâche de transformer vos tympans en conduits à goudron, dans une atmosphère proche de la scène anglaise originelle, mais dopée à d’importantes doses d’amphétamines. Ultime assaut, ce City of Angels, à l’atmosphère cinématographique, passe au mixeur les vocaux faussement poppy de AnnGrey, pour un dernier tour de ce manège infernal.

 

Melamin & Wicked Sway parviennent à réaliser ce qui n’arrive que deux ou trois fois par ans : un putain de LP dubstep, rugueux, violent, intransigeant, sans compromission. On imagine une interview avec eux, le duo ne lâchant pour seule réponse aux questions du pauvre journaliste venu se jeter dans la gueule du loup : « just fuck ». What else !?

 

http://www.chartsinfrance.net/images/4/IUS/886788046757.jpg

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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