Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:28

Sortie : Mars 2012

Label : Leaving Records

Genre : Electronica foutraque

Note : 7/10

 

Cela fait désormais quelques temps que je suis de près la carrière de Matthewdavid (de son vrai nom Matthew McQueen). Je plaçais, et place encore d’ailleurs, de grands espoirs en le californien. Il faut dire qu’en 2011, le mec aura livré International, un EP d’électronica-psyché totalement barré et hautement recommandable (chronique ici), ainsi que Outmind, un album plus inégale mais recelant quelques pépites d’électonica indomptable (chronique ici). Depuis, Matthewdavid semble s’être surtout occupé de son micro-label : Leaving Records. Là encore, on y trouve beaucoup d’artistes méritant le détour, de Ssaliva à Sun Araw. Leaving Records permet de retrouver ce son si particulier de la scène glitch-hop et électronica-psyché de Los Angeles. Et puis, l’énigmatique Julia Holter a sorti un album de rêveries électro-acoustique intrigant (chronique ici), il y a quelques mois, et ces crétins de Pitchfork sont venus tout foutre en l’air en faisant de la belle la nouvelle égérie électonica californienne. Le problème, c’est que Pitchfork et l’électro, ça a toujours fait deux. Dès lors, ce sont les artistes qui tombent dans le panneau en voulant profiter des retombées d’un 8.2 d’une chronique, en enchaînant rapidement les sorties (la preuve avec Ekstasis, le nouvel album de Julia Holter, bien moins intéressant que le précédent mais Pitchfork n’y voit que du feu, comme toujours). Matthewdavid a bien compris que son label était en train de vivre son heure de gloire, il en profite donc pour sortir un mini-album. Mais le mec est malin et préfère le livrer en pâture gratuitement (téléchargeable ici), pour éviter ainsi d’être taxer de mercantile.

Alors oui, Jewelry n’atteint pas le niveau d’International EP, mais il est loin d’être loupé pour autant. En seulement 20 minutes pour 8 morceaux, on retrouve tout l’univers déglingué de Matthewdavid. On retiendra essentiellement les morceaux d’ouverture et de fermeture. Gold Rope viole le Miss You des Rolling Stones avec complaisance. Le morceau initial est trituré et gonflé de basses pour un résultat hautement drogué. Diamond Ring nous offre un r’n’b west-coast mutant et vicieux.

Passé ces deux excellents titres, il faut bien avouer que Matthewdavid se contente de dérouler. C’est parfois difficile à suivre et à digérer, notamment lorsque la rythmique de Bracelet se fait trop foutraque ou lorsque le beat aléatoire de Pendant empêche de suivre convenablement le morceau. Mais c’est aussi ce qui fait le charme des travaux de Matthewdavid. Le californien excelle dans l’art du collage. Ses morceaux ne sont rien d’autres que des assemblages psychédéliques dont l’enrobage électronique semble avoir un seul but : nous perdre. Jewelry se laisse donc difficilement adopter (et le format court lui sied parfaitement tant cette musique est étouffante) mais mérite néanmoins le détour. Matthewdavid continue tranquillement d’assembler dans son coin ses courtes séquences et on espère que cela va continuer.

 

http://leavingrecords.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/mdjewelry_rakim_felixjacksonjr.jpg

 

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

YGJK 19/03/2012 17:53

Je viens de l'écouter, mais non ça passe pas bien pour ma part. Loin d'être inintéressant mais je sais pas pourquoi je m'ennuis. Et concernant Julia Holter, le dernier est un album de "chansons",
ce qui fait que l'on perd beaucoup coté ambiance et recherche. Mise à part 3 perles, le reste est bon mais un peu quelconque, loin de la puissance de "Try to Make Yourself a Work of Art" (Tragedy)
par exemple.

Chroniques électroniques 19/03/2012 19:44



Je peux comprendre que ça ne passe pas. C'est très particulier comme son Matthewdavid. Et je te rejoins concernant Julia Holter.


 


B2B.



ARTY 19/03/2012 13:23

Je suis totalement passé à coté de cet EP je n'y ai rien trouvé d'intéressant! Par contre pour le nouvel album de Julia Holter j'ai été charmé :) vraiment!! j'aimerai bien savoir ce qui vous a déçu
comparé à son précédent album?? Celui-ci est plus abordable mais reste tout de même assez mélancolique et perché tout en étant plus facile d'accès certe... Avez vous écouté le nouvel EP de LAPALUX
qui je trouve est génial en étant aussi très simple :)

Chroniques électroniques 19/03/2012 13:49



 Le nouveau Julia Holter n'est pas indigne non plus hein. Il s'écoute plaisamment mais pourtant, je le trouve bien moins captivant que le précédent car plus direct, moins fouillé. Je lui
préfère Matthewdavid est son électronica transpirant la skunk par tous les pores.


Et non, je n'ai pas écouté l'EP de Lapalux.


 


B2B.