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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:44

Sortie : mars 2011

Label : Brainfeeder

Genre : Rap instrumental psychédélique

Note : 6

 

Nous étions restés sur notre faim avec Brainfeeder en 2010, après un surprenant album de jazz d'Augustin Peralta, 2011 semble bien mieux commencer pour le label de Flying Lotus avec ce maxi de Matthewdavid. Lui-même patron de Leaving Records, le Lossangelessois (les fameux habitants de Los Angeles) est un "beatmaker accompli" selon les hypeux de XLR8R (nous les croyons sur parole, vu qu'il leur a pondu un podcast) et un "artiste en collage de sons" (rien à voir avec le collage de gomettes). Des étiquettes (là encore, rien à voir avec les gomettes) qui se confirment à l'écoute de ce maxi.

 

Il n'y a que quatre titres, mais ils forment une tellement bonne synthèse de ce que les producteurs venus du rap peuvent expérimenter en tendant vers un genre d'électronica fouillé, qu'ils méritent le détour. Matthewdavid mélange ses samples et sa science du coupé-collé avec des machines diaboliques qui filtrent le tout pour en faire une mixture uniforme et multi-forme à la fois. Tout est finement agencé et richement pensé que le psychédélisme ambient sonne même avec une certaine modernité. Une fois n'est pas coutume, commençons par le dernier et court titre : Leaving/Gone. Sorte de songe sous influence, il vous transporte dans les années 1970 avec sa reverb infinie, et vos amis qui jouent dans un coin de la guitare et chantent au lointain.

Tout n'avait pas commencé en plein trip. International avait décollé plus sagement avec ce beat nonchalant et ses sonorités foisonnantes. Mais déjà vos potes avaient cette mauvaise habitude de fredonner dans le vague. La pilule commençait à faire effet... Le paysage défile alors à l'horizon sans que vous puissiez ne rien y faire sur All You'll Never Know. Dans cet état, vous ne saurez en effet jamais vraiment ce qu'il s'est exactement passé. Vous flottez toujours, ça oui. L'Américain vous maintien en lévitation et quelques bleeps provoquent chez vous un sourire idiot, béat. Motion Trouble va ensuite vous malmener avec son beat plus énergique. La tête dans la machine à laver, les temps se font plus durs. Serrez les dents, vous allez bientôt trouver l'apaisement du dernier extrait...

 

Et si vous n'avez pas saisi le style musical de ce maxi... il est bien résumé par sa pochette :

 

http://images.xlr8r.com/files/downloads/thumbnails/internationalart_021011.jpg

 

Quand on essaie une fois, on a ensuite envie d'atteindre à nouveau cet état. Addictif le Matthewdavid. Groumpf !

 

par Tahitiiiiiiiiiiiiiiii Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

emmanuel 25/02/2011 23:53


Sa musique est terrible...
je me plaît, dans le train, à me laisser porter vers les songes psychédéliques de cette cuisine de samples.
A chaque écoute la destination fige les images et les découpes à la manière d'un vieux caméscope vhs usé auquel on aurait oté la bande