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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 13:43

Sortie : 7 juin 2010

Label : Wagon Repair

Genre : House

Note : 5/10

 

Etre un créateur house reconnu, un remixeur de talent, suffit-il à transformer tout ce que l'on touche en or ? Le Canadien Mathew Jonson va justement nous prouver le contraire avec son album, Agents Of Time. En officiant derrière les platines depuis 2001, notre homme a acquis une solide réputation basée sur des lives de haut vol, sur des maxis sortis sur la crème des labels (M_nus, Perlon, Kompakt, etc.), sur des remixs pour les plus gros (Chemical Brothers, Moby, Swayzak, etc.) et sur sa collaboration avec le collectif électro Cobblestone Jazz. En s'arrêtant là, on se dit que l'on tient le CV idéal pour espérer un album tech-house qui va faire date. D'autant plus qu'en presque 10 ans de métier, Mathew Jonson n'a jamais daigné sortir un long format. Bref, tous les ingrédients sont là pour nous foutre une claque.

Mais voilà, à trop attendre, on finit forcément par être déçu. Cet Agents Of Time est un objet d'un anachronisme rébarbatif malgré les louables intentions. OK, Mathew mise avant tout sur l'analogique, mais dans une optique tellement surprenante qu'on finit pas se perdre dans ce LP  inoffensif. Le côté rétro aurait pu être la force de l'album mais il se transforme en son pire ennemi. On s'imagine pourtant aisément dans une teuf house improbable dans un appart' à la déco orange 70's à l'écoute de Girls Got Rythm et Thieves In Digital Land. En offrant la version originale de son maxi de 2005, Marionette, on ne peut que s'incliner devant la puissance contenue dans cette house, exemple même du tube frustrant que l'on prend un malin plaisir à réécouter.

Mais c'est lorsqu'il lorgne du côté d'une électronica donwtempo qu'on est emmerdé, d'autant plus que le Mathew insiste dans cette voie sur la moitié de l'album. On offrant des climax passifs, on finit par s'ennuyer fermement d'autant qu'il n'hésite pas à prendre son temps comme sur les 11 minutes de When Love Feels Like Crying alors que la messe est dite dès les 2 premières minutes. On ne peut que rester dubitatif devant tant de simplicité et de naïveté.

Agents Of Time souffrirait-il d'une trop grande attente ? Sans doute. Il n'en reste pas moins que Mathew Jonson déçoit avec ce premier album à l'ambiance rétro parfois entraînante mais trop souvent insipide.

 

http://www.raveline.de/wp-content/uploads/2010/03/mathew-jonson-album1.jpg


par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

kL'm 02/06/2010 09:54


C'est tout de même prévu mais je me méfie un peu maintenant on va dire...! Merci pour ton blog, je me retrouve pas mal dans tes chroniques : goodjob


kL'm 01/06/2010 21:53


raa.. je l'attendais vraiment cet album moi :(


Chroniques électroniques 02/06/2010 08:30



Moi aussi. Mais écoute le quand même, tu y trouveras peut-être davantage ton compte que moi.


 


B2B.