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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 10:02

Sortie : 16 mai 2011

Label : Spectral Sound (Ghostly International)

Genre : Techno, house

Note : 5/10

 

Stone Breaker est le type même de disque emmerdant. J’ai beau multiplier les écoutes, je n’arrive pas à m’ôter l’idée du crane que ce disque est sympathique… ni plus, ni moins. Tu parles d’un constat ! Ce n’est pas avec ce genre de sentence que je vais pouvoir écrire une chronique sur ce foutu album. Non, parce que soyons clair, sur le papier, Stone Breaker a tout pour convaincre. Son géniteur, l’Anglais Mark E, a voulu livrer sa vision de la house, c'est-à-dire que le temps s’est arrêté en 1995 et depuis, c’est le vide. Après tout, l’intention est louable si tant est que l’attitude ne se transforme pas en passéisme vain.

Mark E a été biberonné aux raves de Madchester et ça s’entend à chaque beat. Le travail sur la texture sonore permet ainsi de faire un bond de 20 ans en arrière sans avoir l’impression de s’être fait prendre au piège. On est donc immédiatement dans l’ambiance et la rythmique se fait décontractée avec les premiers morceaux house, influence Chicago. Ca coule tout seul, on écoute passivement, on se fait presque un peu chier par moment mais bon, un album house, le plus souvent, c’est ennuyeux parce que s’engluant dans une répétitivité sans conviction avant que ne surgisse la lumière. Et là, elle arrive avec Belvide Beat. La mâchoire se crispe devant la rythmique plus frontale et il suffit d’une bonne vieille montée acid-techno pour être happé par la machine. Mais l’album retombe ensuite dans son optique rétro et on écoute alors distraitement la fin.

Le problème c’est que l’ensemble est loin d’être mauvais. Quand on y revient, on pense même percevoir une nouvelle ouverture mais cela ne tient pas longtemps. Alors quel est le problème avec ce Stone Breaker ? Il semblerait que Mark E est voulu revivre sa période 90’s en pensant qu’il suffisait de caler une nappe sur un beat 4x4 (au hasard, Oranges et Black Moon). Mais il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir sortir un album digne de ce nom. Stone Breaker ne fait que singer, sans conviction, la house de Chicago dans ses largeurs et la techno de Detroit dans ses interstices.

Alors même si on est en plein revival house et même si la techno de Detroit commence à faire un retour remarqué ces derniers temps, la copie rendue par Mark E se révèle simplement "convenable". Un album sympathique, ni plus, ni moins.

 

http://img.abrakaba.com/004599C7-7/MARK-E-STONE-BREAKER.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Alexis 01/12/2011 23:11

Je suis en général, en total accord avec ce que je lis sur ce blog, mais la quand je vois que mark e n'a que 5/10 avec des titres(comme black moon ou oranges), j'ai du mal à comprendre. En plus
d'afficher une certaine finesse,et de manifiques accords,ces morceaux proposent des montées bien exécutées, permettant une totale introspection.

Johan 28/05/2011 03:56


Je passais comme ça, je lis la critique sur Sebastian. Ok un peu de lol et paf! Je tombe sur Mark E que j'écoutais justement et là y'a "chiant" "sympathique" qui apparaissent ... En fait cette
petite house chicago (je cerne pas exactement le genre) était très sympa pour lire vos critiques !

Une bonne musique de fond ! Dommage ...


Chroniques électroniques 28/05/2011 11:36



Cet album est trop froid, trop rigide. Il manque d'âme. J'ai eu beau l'écouter un bon paquet de fois pour tenter d'en saisir quelque chose mais rien, je n'ai rien ressenti.


B2B.



Julien Lafond-Laumond 19/05/2011 09:46


Assez triste pour Mark E, tout de même, sans doute un des tous meilleurs remixeurs et editeurs de la disco-house. Mis à part "Got To Get Me There", tout est vraiment banal et tout juste acceptable.