Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 14:42

Sortie : septembre 2011

Label : Ostgut Ton

Genre : Techno

Note : 8/10

 

Les lecteurs habitués de Chroniques Electroniques connaissent parfaitement Marcel Dettmann, activiste du label Ostgut Ton et résident phare du Berghain (les autres se reporteront ici pour découvrir son énorme LP). En attendant la sortie d’un nouveau mix du maître en novembre pour le label historique Music Man Records, intitulé Conducted, jetons un coup d’œil sur son dernier Translation EP pour prendre la température.

 

Après deux années d’indiscutable domination de la sphère techno, Ostgut Ton semblait un peu s’essouffler en 2011, quoique le mix Berghain 05 de Marcel Fengler (ici) ait brutalement remonté le niveau il y a un mois de cela… et ces quatre nouveaux titres confirment cette vigueur retrouvée. Alors qu’un EP n’est que trop rarement cohérent, on a ici une véritable petite construction, autonome et aboutie, avec un début, un milieu et une fin.

L’introductif Barrier déploie en deux minutes un léger drone, sur fond d’explosions synthétiques, de beats au sound-design ultra-spatialisés et de samples d’un décompte de mise à feu d’une fusée orbitale. On est prévenu, ça va décoller ! Et en effet, il ne faut pas une seconde de plus pour que les morceaux Translation One & Two nous propulse en plein cœur de la forge du Berghain, stroboscopes en pleine gueule,  montée d’ecstasy. Moite et suffocante, grondante et menaçante dans un premier temps, l’atmosphère rugueuse devient complètement hypnotique sur la deuxième partie de ce double morceau, avec sa boucle de synthé tripée et son kick à en faire grésiller vos neurones. La rythmique bancale de Planning, bientôt redressée par un puis deux kickes d’outre-tombe, vous abandonne finalement là, out of space, définitivement perché et dansant à vide, toute redescente impossible.

 

Dettmann frappe ici un coup bref par la durée, mais puissant par l’impact, qui fait honneur à sa maison allemande et à son indéniable génie de la techno. Que les ténèbres soient, pourrait-on dire – et les ténèbres furent...

 

http://w-ki.net/wp-content/images/2011/09/00-marcel_dettmann-translation_ep-oton052-web-2011-300x300.jpg

par Pingouin Anonyme

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

johnnyjohn 04/10/2011 21:13


Comment dire... Pour faire court, j'en ai entendu des kilomètres des morceaux techno de ce genre (j'écoute les musiques électroniques depuis plus de 15 ans).
Ce maxi est sympa mais pas génial. En fait en 2011, ce que j'entends par génial, l'innovation. Le truc qui n'a jamais été fait. Marcel a pour seul tort d'être de la génération qui suit Jeff Mills,
Kenny Larkin, Robert Hood, Luke Slater, Speedy J, Dave Angel entre autres. La barre est forcément très haute et cet EP est un bon début.


Jafs 04/10/2011 19:14


L'album de Planetary Assault Systems qui arrive remonte fameusement le niveau des sorties sur Ostgut Ton cette année...


Chroniques électroniques 04/10/2011 20:45



Aussi. Le papier arrivera sur ce site en même temps que le disque.


P.A.