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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 13:24

Sortie : 25 septembre 2010

Label : M_nus Records

Genre : Techno mental

Note : 6/10

 

Marc Houle est bien connu des consommateurs de techno mentale. Depuis la déflagration neuronale imposée par le maxi Bay Of Figs, on suit de près chaque sortie du canadien. Dernièrement, on a pu assister à son live lors de la We Love Sonique. Ce fut une relative déception de faire face à autant de linéarité mais il y a toujours cette envie d'y croire. Fidèle à l’écurie M_nus, sort ces jours-ci le troisième album du bonhomme : Drift.

 

Marc Houle insiste particulièrement sur l’influence du dernier hiver berlinois sur cet album. M’étant moi-même rendu en pèlerinage à Berlin l’hiver dernier, je garde un souvenir douloureux d’un -17° paralysant les muscles en moins de 5 minutes. Cet hiver fut d’une rudesse extrême, imposant le repli sur soi-même pendant quelques mois.

Le résultat ne se fait pas attendre : Drift est un album de tech-house sombre et anxiogène, parcouru de courants d’airs glacials, de basses lointaines et de légers sons indus. On reconnaît le travail du son cher à M_nus Records, ici tout est limpide. Et tout le problème est là. Drift est bien trop symptomatique de la techno mentale du label de Richie Hawtin. On est en terrain connu et balisé. Malgré des efforts louables, Marc Houle n’échappe pas à la prévisibilité. Drift est de la bonne came mais malheureusement c’est toujours la même came. Conséquence direct, l’effet est de moins en moins fort. Pour peu que l’on confronte l'album aux récentes productions d’Ostgut Ton, on finit par mieux saisir le problème. Là où Ostgut Ton sait être vicieux jusque dans les interstices, jusque dans ses silences impalpables, M_nus se fait trop intelligible.

Pourtant Marc Houle évite l’écueil de l’album fleuve et en recentrant son voyage polaire sur seulement 8 titres, il arrive à ne pas égarer l’auditeur. La mélodie chancelante de Sweet rappelle la douce mélancolie du dimanche matin pendant que Drift est un fantastique puits sans fond parcouru de gigantesques courants d’airs. Mais ce n’est pas suffisant pour définitivement capturer nos songes.

 

Loin d’être un mauvais album, Drift a cependant du mal à s’inscrire durablement dans nos esprits. C’est quand même con pour un album de tech-house mental. Il n’en reste pas moins que tout amateur de M_nus Records saura y trouver son compte le temps de quelques morceaux.

 

http://img705.imageshack.us/img705/3800/minus98cover600.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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