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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 13:56

Sortie : mai 2011
Label : Fieldwerk Recordings
Genre : Rap instrumental
Note : 6

 

Maker a décidément bien des difficultés à sortir un album seul ! Après ses excellents duo avec le MC Qwel, le producteur de Chicago s'associe à un autre Américain de Rhode Island, Joe Beats, pour un split album où chacun propose cinq titres dans un rap instrumental chaleureux. Deux vétérans de la scène rap outre-Atlantique, le premier, 13 années de pratique derrière lui et diverses collaborations ou travaux en solitaire, le second manipulant le sampleur depuis plus de dix ans en solo ou pour l'album Hope de Non Prophets.

 

Maker ouvre le bal avec un Jawbonafide qui donne parfaitement le ton de ce disque. Des instrumentaux groovy et bien conçus qui passent tout seul. Soul, jazz, les influences sont chaudes et downtempo. Les basses rondelettes accompagnent les beats imparables des deux producteurs. Courtes itérations musicales et samples de voix parsèment cet album pour surprendre l'auditeur et éviter la simple collection de titres vite compilés. Chaque morceau regorge de plus ou moins d'échantillons entremêlés qui vont et viennent pour construire un récit porteur. Sur Owner, la tonalité rap prend le dessus avec une batterie qui cogne un peu plus et l'apparition furtive d'un MC dont la phrase unique se répète comme un autre sample. À la manière d'un Big Pauper, l'Américain manie avec habileté ses sources, chants soul enjôleur, flûtes ou violons mélancoliques et toujours cette rythmique entraînante qui soutient le tout. Le travail est réalisé avec justesse, sans jamais en faire trop, sans facilité non plus.

Place ensuite à la série de Joe Beats qui attaque pied au plancher dans un style old school avec Seldom Seen et son tempo vitaminé. La flûte enjouée et la tonalité rap ne tranche pas avec l'ambiance précédente. Les deux hommes jouent dans la même cour, avec des références dans des genres similaires. Là encore, une certaine mesure et un sans de l'à propos à la Prince Paul se fait jour. Park, plus sobre, laisse libre une guitare aérienne avant de partir sur le poétique Blunted Lapdance, complainte soul sur laquelle Janis Joplin aurait sans doute aimé poser sa voix rocailleuse. En cinq titres seulement, Joe Beats arrive à relâcher la pression puis à la faire repartir avec le clavier accrocheur de Spring.

 

Parfait pour se dorer la nouille au bord d'une piscine ou parader dans une décapotable sous un soleil caniculaire, Falcon By Design accompagnera parfaitement ceux qui ont choisi le sud comme destination estivale. Ce disque n'a toutefois rien de superficiel, bien au contraire, les deux producteurs, aussi bon l'un que l'autre, ne laissant jamais le niveau baisser.

 

http://fieldwerk.com/wp-content/uploads/2011/04/falcon_cover_web1.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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