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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 17:53

Sortie : 23 août 2010

Label : Border Community

Genre : Techno aérienne

Note : 6,5/10

 

Border Community ne nous surprend plus mais on ne cesse pourtant de se laisser envoûter par le son si particulier du label. Nouvelle preuve : Luke Abbott.

L’Anglais sort son premier album, Holkham Drones, assorti d’un artwork autant énigmatique qu’épileptique. Sans surprise, la musique de Luke Abbott doit beaucoup aux envolées d’un certain James Holden. De là à soupçonner que le boss de Border Community ne soit capable de signer que des artistes imitant ses créations, il n’y a qu’un pas. En même temps, ce Holkham Drones réussit à séduire, si ce n’est à émouvoir. La techno mélancolique d’Abbott est un puissant générateur d’images, un compagnon d’errances nocturnes. Abbott sait y mettre les formes, on sent que le mec a longtemps été nourri au krautrock et aux ambiances psychédéliques. Son album dégueule de sonorités aériennes parcourant ses ballades synthétiques. Jamais les sons ne se font nets, ici la moindre sonorité s’étale, se dilate, éclabousse. Ce traitement particulier permet ainsi à Abbott de mieux jouer avec nos émotions. En étirant le temps, il fige nos souvenirs dans un romantisme électronique étonnant comme sur More Room ou Sirens For The Colour. A la frontière du naïf sur ces deux morceaux, Luke Abbott reste cependant du bon côté et évite l’écueil de l’électronica larmoyante sans toutefois réussir à nous transporter totalement.

C’est surtout lorsqu’il se fait plus rentre-dedans qu’Abbott séduit davantage. Whitebox est une techno enveloppante ne laissant aucun espace possible entre les sons. Le voyage est total, tout comme sur Swansong dont on ne cesse de rebondir sur le beat, le tout dans une atmosphère hésitant entre euphorie et désenchantement. On retrouve aussi les trippantes montagnes russes de Soft Attacks, playlisté récemment par… James Holden sur son DJ Kicks. Décidément, l’ombre d’Holden ne peut s’empêcher de poursuivre Abbott et on touche là les limites de l’entreprise.

Holkham Drones n’est pas un album parfait. Moins fin qu’Holden, moins captivant que Nathan Fake, Luke Abbott semble encore se chercher. Il n’en reste pas moins que son premier essai apparaît comme un partenaire évident pour un dimanche matin maussade.

 

http://www.residentadvisor.net/images/reviews/2010/luke-abbott---holkham-drones.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Fab 24/09/2010 19:23


Excellente review !!