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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 18:51

Sortie : juillet 2010

Label : Tympanik Audio

 

Originaire d’Alaska et connu également sous l’alias Pandora’s Black Book, Lucidstatic est l’un des artistes les plus prolifiques de chez Tympanik Audio. Après son premier album, Gravedigger, en 2008, il a participé à nombre de remixs et de collaborations, sur des labels tels que CRL Studios ou Crazy Language. Cet été, il a présenté son deuxième (très) long format, un double album qui met à l’honneur la contribution de différents producteurs, aussi nombreux que disparates.

 

Des personnages comme Mothboy, ESA, Angel of Violence, Shullduggery, Pig Fat, Receiver, Mangadrive, Manufactura, Nereus et bien d’autres, interviennent sur Symbiont Underground, soit en apportant un remix, soit en en contribuant directement à l’écriture du morceau. On a ainsi affaire à une monstrueuse collection de titres, soigneusement travaillés et compilés, dans un esprit profondément industriel, proche du breakcore. L’IDM indus que concoctent Lucidstatic et ses petits copains, dévoile des aspects assez old-school, résidant notamment dans les cavalcades électriques des synthétiseurs. Les genres se succèdent, offrant des touches d'ambient, d'électro ou de techno. Tout au long de ces 23 pistes, le beat traverse de douloureuses mutations, pulvérisé de toute part par des breaks tranchants, tandis qu’un glitch rauque ronge la mélodie au sang. Il est clair que l’écoute successive des deux CD (presque 2 heures), représente une expérience aussi éreintante qu’ébouriffante, qui, dans mon cas, me colla des insomnies.

 

Par ailleurs, la quantité de featurings donne lieu à quelques titres chantés (même si « crachés » serait le mot juste). N’étant que très peu friande des voix accolées à des productions électroniques, les pistes qui s’accompagnent de chants trafiqués et effrayants sont loin d’emporter ma préférence. Mais si l’ingestion de Symbiont Underground requiert un estomac à toute épreuve, un certain nombre de morceaux s’élève au rang de tuerie sans nom. Après une introduction à vous briser les cervicales (le foudroyant et difficilement écoutable Noiz3Rush (vs. Nereus)), le disque 1 connaît une très relative accalmie. La turbine futuriste de Dissection (vs. Mono Pinguen) laisse la place au sublissime Untitled (feat Jerry B), IDM gracile qui effleure l’ambient. L’usage salvateur de cordes et d’un piano accorde à la musique de Lucidstatic une dimension onirique profonde, qui montre qu’elle est bien plus qu’un déluge de breakbeat. Symbiont Underground s’avère particulièrement retors à apprivoiser, mais les écoutes consciencieuses dévoilent des trésors d’échantillonnage érudit et de mélodies perverses. The Awakening (Mothmoy remix), N.E.P. (vs. Human Error), Invocation (vs. Pig Fat), A New Low (vs. Human Error) et A.L. (vs. Mono Pinguen) sont autant de bombes à fragmentation auxquelles il est délectable de s’exposer.

 

 Le sérieux et la froide constance que déploie Lucidstatic dans sa façon de créer et de sortir en quantité peuvent ébahir. Même s’il s’apparente à un album "de groupe", Symbiont Underground s’affirme comme une œuvre dense et cohérente, proche du recueil. A destiner tout de même à des auditeurs endurcis.

 

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Morrison J. 24/11/2010 18:34


Juste chronique pour un très bon album.