Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 11:26

Sortie : 30 janvier 2012

Label : Magazine

Genre : Krautrock, ambient

Note : 5,5/10

Je vais vous éviter le jeu des devinettes concernant Loops Of Your Heart. Il s’agit en effet du projet purement instrumental de l’illustre Axel Willner, homme à tout faire de The Field. Si vous avez l’habitude de nous lire, vous savez sans doute que l'on apprécie énormément les travaux du Suédois, notamment son entêtement à se focaliser uniquement sur les boucles musicales (chronique de Looping State of Mind, ici). Notre compère a donc décidé de s’émanciper, sporadiquement, de la machination hypnotique de sa techno pour nous livrer un pur album instrumental, aux influences krautrock explicites.


Sur le papier, And Never Ending Nights fait fichtrement monter la sève. Déjà, rien que le nom du projet laisse à penser qu’une fois de plus, il sera question de répétitivité extrême. On se dit alors qu’Axel va nous en foutre plein la gueule, nous scotcher littéralement, nous faire voyager loin, très loin. Avant même d’écouter l’album, j’avoue avoir ressenti une certaine excitation.

Et puis l’album débute, s’installe, trouve refuge dans mes oreilles et s’achève… sans m’avoir le moins du monde convaincu. Non mais sérieux, c’est une blague ce truc ? Pourtant, les expérimentations, on aime ça chez Chroniques Electroniques, mais là, je dois avouer que je suis passé complètement à côté. Deux possibilités, soit c’est moi qui n’ait rien pigé (c’est d’ailleurs possible, je ne prétends pas le contraire), soit Axel Willner s’est offert un petit caprice (sa stature le lui permettant sans doute). Parce que soyons clair, And Never Ending Nights ne présente que peu d’intérêts.

Il ne suffit pas d’utiliser des claviers vintages et une guitare pour être directement inspiré. And Never Ending Nights se compose de 7 morceaux dont 4 sont profondément chiant, sans saveur, ne provoquant qu’ennui et désappointement. On retrouve bien cette idée de la boucle éternelle mais l’enrobage est tellement minimaliste qu’il en devient rédhibitoire. Au final, la plupart des morceaux n’ont rien à développer et la messe est dite dès les premières secondes. Le but n’est pas de faire un parallèle avec les travaux de The Field mais force est de constater que la dynamique techno des albums précédents d’Axel permettait de provoquer l’auditeur afin de l’amener vers des contrées inexplorées. Avec And Never Ending Nights, on a l’impression qu’Axel n’arrive plus à se dépatouiller de ses boucles, qu’il ne sait plus quoi en faire.

Maintenant, tout n’est pas non plus à jeter. Les 10 minutes de Broken Bow révèlent une krautrock progressif tout en puissance contenue. On tient d’ailleurs là le morceau le plus hypnotique de l’album. Je retiens aussi l’ambient mélancolique de Cries et l’enivrante escapade nocturne de Lost In The Mirror puisant son inspiration dans la Kosmische Musik des 70’s.


Cela ne suffit cependant pas à rendre cet album intéressant sur la longueur. Je resterai indulgent avec Axel Willner, me persuadant qu’il s’est offert un petit détour autiste, histoire de se persuader qu’il est capable de livrer autre chose qu’une techno d’hypnose. Dommage mec, t’es passé à côté.

 

http://24.media.tumblr.com/tumblr_lxkw96oSvB1r84cj2_1326191951_cover.jpg

 

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Panda Panda 30/01/2012 22:37

Je te rassure, j'ai pas compris non plus même si je suis moins adepte que vous dans ce genre :)