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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 01:29

Sortie : janvier 2011

Label : Retort Records

Genre : Breakcore, Breakbeat, Collages Sonores

Note : 8/10

 

Le munichois Niklas Klügel peine à se faire connaître, même si le premier album (Lazer.Eyes.Love) de son projet Lodsb est sorti l'année dernière chez Mille Plateaux. On sait peu de choses de lui, si ce n'est qu'à ses heures perdues, il perd son temps à remixer Crookers et qu'il a 22 fans virtuels sur facebook. Son deuxième opus, dont il est aujourd'hui question, est sorti sur le tout aussi inconnu label australien Retort Records. Le défrichage, ça nous connaît chez Chroniques Electroniques.

 

Les traits de Aero sont grossiers, bigarrés et anarchiques. On trouvera même des voix vocodées sur Vesa, s'égrainant ça et là au beau milieu de ce périple digital surchargé. Le terme tant décrié de "putassier" apparaît même comme le plus adapté. Et pourtant c'est vachement bien. Parce qu'en matière de collages et de technique pure, Lodsb n'est pas un lapin de six semaines.Sa formation de musicien classique l'a probablement aidé.

L'ensemble a beau être taillé à la serpe mal affûtée, il n'en est pas moins jubilatoire. Avoir quarante idées à la minute, c'est bien mais ça c'est déjà vu chez les éternels ados pratiquant le breakcore embourbé au stade anal. Les vrilles rétro-futuristes de l'allemand sont éreintantes mais dégagent un charme et un aspect ludique certain. La dénomination breakcore peut même ici être qualifiée d'alibi, pour cacher un bordel non dénué d'intelligence. Il n'y a qu'à se pencher de plus près au dessus du long et sinueux Vesa pour constater ce débridage général néanmoins bien maîtrisé.

Lynx, ses lasers en fusion, ses beats obliques et glitchés ainsi que ses effluves Korgiennes résonnent comme des anévrismes déglacés au jus de dragibus. Vient ensuite l'éreintant et criard Zinc, qu'on voudrait bien détester mais qui brille de ce même firmament gras et nihiliste. J'avoue avoir plus de mal avec l'épuisante ascension d'Orca et l'épopée rythmique craquelée de Neon, même si encore une fois la technique ici déployée est plus que bluffante. On peut alors se demander si l'allemand n'a que pour seule ambition de faire sauter les cartes son. Wasp en clôture, achèvera de cisailler l'encéphale de l'auditeur, même si il reprend les schémas plus apaisés (c'est ptet pas le mot) du début de l'album.

 

On trouve dans les interstices de Aero des résidus de diabète et de tétanos. Ceux qui voudrait acquérir cette curiosité explosive dans sa version vinyle seront évidemment bien inspirés, les autres se consoleront avec sa version digitale et gratuite (ici). On en redemande, tanpis pour le cholestérol et l'épilepsie.

 

http://www.thecentrifuge.co.uk/_wp/wp-content/uploads/2012/01/cover-front-web-300x300.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques
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