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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 18:58

Sortie : août 2010

Label : n5md

Genre : Post-Rock, Space Electro

Note : 7,5/10

 

Lights Out Asia voit le jour en 2003 alors que Chris Shafer et Mike Ystad, tous deux membres de Aurore Rien, décident de se consacrer à un projet moins balisé et plus électronique. Plus tard, ils rencontrent le guitariste Mike Rush. Le groupe a déjà signé deux albums chez n5md. In The Days Of Jupiter arrive à point nommé pour les fans du groupe, qui attendaient la sortie d'un nouveau long format depuis 2007.

 

Ceux qui connaissent déjà le groupe constateront aisément qu'ils ont cette fois-ci mis le paquet sur l'aspect mélodique. En plus du choix des synthétiseurs utilisés qui donnent une vraie dimension interstellaire à leur belle musique, Lights Out Asia navigue ici entre dream pop tout sauf naïve (All These Worlds Are Yours, All Is Quiet In The Valley), shoegaze venteux et space post-rock. Ceux qui savent écouter constateront la présence d'instruments bien réels (piano, violoncelle), en plus de la guitare de Rush. La présence des voix aurait pu refroidir mais il faut reconnaître qu'elles sont subtilement insérées et donnent un résultat que l'on pourrait qualifier de pastoral. Sauf peut-être sur l'enchaînement Currents Meet The Tide / Then I Hope You Like Desert, où on note quand même un excès de candeur et de mièvrerie. Micro-ébauche de critique qui n'engage que moi, et peut-être ceux qui n'ont pas non plus un coeur qui bat. Au niveau de la musique on ne peut pas reprocher grand chose, la beauté retenue étant une copie difficile à rendre. On aurait peut-être apprécié que les guitares se montrent plus abrasives, comme sur le superbe 13AM, véritable épicentre de l'opus. Le non moins excellent Great Men From Unhealty Ground, plus progressif et plus ambient, nous transporte littéralement vers cette planète où les vents et le gaz sont les seuls compagnons d'infinis déserts de poussière.

 

Même si les textures sont en majeure partie digitales, Lights Out Asia surpassent plus que facilement la pléthore de sorties post-rock tendant vers l'électronique sucrée et bidonnée qui pullulent actuellement dans les bacs des disquaires faussement indés. Un beau disque qui fait voyager très loin pour pas très cher. Après les sorties de Proem et Bitcrush et avant celles de Dryft et Dalot, n5md ouvre le deuxième semestre de bien belle manière.

 

http://1.bp.blogspot.com/_RHGf2jEaWsE/THAH_0fH8gI/AAAAAAAACLU/FP2ZgL2oXxs/s320/In+the+Days+of+Jupiter.jpeg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

l'Astre 27/09/2010 14:34


Bon la une c'est une intro (de l'album et de la deux) qui n'apporte rien de particulier au "style" intro, ceci ayant déjà été fait 1000 fois... Sans grand intérêt, en tout cas inutile, à mon avis,
d'autant que la deux dans le genre "de toute façon tu ne me verra pas venir bien que je ne me cache absolument pas" se pose là : une tuerie comme il est bon d'en manger des fois. La trois, pour le
début soit jusqu'à 6 minutes sans compter le "fade out", ça sonne trop, et surtout infiniment moins nucléaire, comme, que, Port-Royal ; mais qu'importe puisque les 2.44 minutes suivantes sont très
bonne? La 4 est je trouve assez quelconque. La 5 est surpuissante (elle rappel bcp les travaux de Jacaszek et notamment de son Pentral dans ce qu'ils ont de radicalement pathétiquement
transcendantaux : c'est hyper caricatural mais ayant un certain gout pour le grotesque, je ne peux qu'adorer (elle sonne même très ZZ Top par certain moment!). La 6 est parfaite et tient très bien
son rôle d'effaceur de mémoire immédiate pour enchainer sur la "à couper le souffle" septième. Sans commentaire. La huit et moins éthérée, plus organiques, moins belle et sonne trop comme le
shoegaeze Beach-Boyiens de Pacific UV et de leur plus particulièrement album éponyme qu'ils ne peuvent ignorer (j'aime cette phrase bancale). La neuf marque le début de la fin, trop clairement pour
le coup ; d'autant qu'elle n'est qu'un pâle écho de la 7 ; 10 et 11 très moyennes. Bref, à écouter au moins une fois.

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