Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 11:32

Sortie : 6 juin 2011

Label : Laid Records

Genre : Deep-house

Note : 8/10

 

Ne se contentant pas d’être le meilleur label actuel de deep-house, la maison Dial a voulu pousser les murs pour poursuivre son irrésistible ascension. Est donc née la sous-division Laid en 2009. Cette extension reste fidèle à l’esprit familiale du petit label d’Hambourg, c'est-à-dire une deep-house ample frôlant la perfection sonore. Le petit plus de Laid est de s’approcher encore davantage des bases de la house chicagoenne en collaborant un maximum avec des artistes emblématiques de la "windy city". Et histoire de rester dans cette optique de puriste, Laid ne sort ses maxis qu’en format vinyle. C’est ainsi qu’en deux ans, 10 maxis tout rond ont pu voir le jour et combler d’extase les esthètes de bon goût. Pour mieux satisfaire le petit peuple, Laid daigne enfin sortir la substantifique moelle de ces exquis maxis pour en tirer une compilation de 10 titres.

 

On retrouve, avec un plaisir non dissimulé, la fine fleur de Dial et quelques producteurs ricains talentueux dans cette Laid Compilation de haut vol. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise d’annoncer qu’absolument aucun morceau n’est à jeter. Ce qui frappe toujours, c’est cette capacité que possède Dial dans le travail de la matière sonore. Ici, chaque son, chaque claquement, semble être sorti d’un enregistrement live instrumental. Il en ressort une singulière identité sonore propulsant l’ensemble à des années lumières des autres productions house. C’est ce grain si particulier qui caractérise la maison Dial et c’est à partir de ce classieux enrobage que les morceaux peuvent prendre leurs envols.

Dès l’ouverture avec un Use Me de Lowtec s’étirant lascivement sur près de 10 minutes, on se sent immédiatement en terrain familier. On sait alors que l’on n'a plus qu’à se laisser aller tranquillement à une contemplation béate des trésors de Laid. Le talentueux John Roberts, dont le premier album, Glass Eights, avait atteint la plus haute marche du podium en 2010 sur Chroniques électroniques (ici), peut alors poursuivre sa quête du morceau deep-house ultime. Blame frôle alors la perfection et semble caresser nos oreilles avec du velours. Alors que l’on pensait avoir atteint des sommets, la deuxième partie de l’album se révèle encore supérieure. Entre la participation de l’indétrônable Américain Rick Wade pour un Ricky’s Groove se faisant volontiers plus salace avec sa voix et ses sonorités tremblantes et un Kassem Mosse, dont la côte monte en flèche (avec raison) depuis 2009, qui livre un Untitled sublime de part sa densité folle, prenant sans cesse la tangente tout en gardant une fière cohérence, on est saisi devant tant de maîtrise. Ajoutez à cela des tracks irréprochables de Christopher Rau, RNDM, Lawrence ou encore Smallpeople et vous comprendrez alors que vous avez affaire à un véritable all-star game du milieu deep-house.

 

N’en jetez plus, Laid Compilation est un bijou. Totalement acquis à la cause d’une deep-house de virtuoses, le label Laid prouve que la house musique est avant tout l’affaire de musiciens, au sens noble du terme, de personnnes arrivant à lier la perfection avec les émotions, ayant compris que la deep-house, quand elle n’est pas galvaudée, peut atteindre des sommets.

 

http://www.moduledistribution.com/wp-content/uploads/2011/05/laid.png

par B2B

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Astrée 16/06/2011 20:05


:)


http://www.youtube.com/watch?v=0Nh49hjDUug&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=DTySZ6rTXBM&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=KAT-ziqpMDA&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=ZuOZ3FJdMBM&feature=player_embedded#at=140

http://www.youtube.com/watch?v=qWJnCCvs_2M&feature=player_embedded#at=56

http://www.youtube.com/watch?v=co8PsZuncQg&feature=player_embedded (écoute tout le 12' c monstrueux

http://www.wolfgang-voigt.com/VIDEOS/wolfgang-voigt-du-musst-nichts-sagen-doppelvoigt-mix.html

http://www.youtube.com/watch?v=7mviSK4qcOk&feature=player_embedded#at=57

http://www.youtube.com/watch?v=OtjKNWWWkmI&feature=player_embedded



+


Astrée 16/06/2011 18:51


Ah bah alors si vous le dites !

Lol


Chroniques électroniques 16/06/2011 19:15



;)



jeff 15/06/2011 17:58


Fait pour le dance floor mais aussi pour le canapé. Vraiment une jolie collection de pépites qui ravira a coup sur les aficionados dont je suis. Trés longue vie a Chroniques Eléctroniques.


Chroniques électroniques 15/06/2011 18:10



On est entièrement d'accord sur la double utilisation de cette compil'.