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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 10:00

Sortie : 16 novembre 2009

Label : Pan European

Genre : Cold-wave électronique

Note : 8/10

 

Il aura suffit d’un clip tatouant la rétine et caressant les conduits auditifs pour que Koudlam vienne s’imposer irrémédiablement dans le cerveau grâce au kubrickien Heavy Metal Valley concassant l’electro pour mieux la digérer. Le pire, c’est que ce formidable exercice de style n’est même pas disponible sur l’album du Français (mais seulement sur l’EP, See You All et en fin d'article). Koudlam reste un personnage mystérieux, autant fascinant qu’irritant. Le genre de poseur dont on comprend vite que la démarche mégalomaniaque trahit un côté arty indéniable. Et pourtant, Goodbye révèle son aspect prophétique dès les premières secondes. Le petit label français Pan European a eu l’ouïe fine en signant notre homme.

 

Opening s’impose d’emblée comme un énième hommage à Kubrick mais, cette fois-ci, l’impression de se retrouver en pleine partouze d'Eyes Wide Shut se fait sentir. La suite ne sera qu’obscurité. On retrouve de multiples emprunts aux sonorités amérindiennes faisant ainsi plonger la cold-wave caverneuse de Flying Over The Black Hills dans une expérience chamanique sans-retour. Goodbye est un album salement drogué, oscillant entre bad-trip glauque, Flying Dolphins, et tentative de retrouver son souffle, Tonight.

L’électronica de Koudlam aime à regarder du côté du Berlin des 70’s et de Tangerine Dream. Les voix sont désincarnées, les sonorités lourdes et souvent parasitées quand ce n’est pas saturées comme sur l’aérien Brother ou sur Love Song qui vous prend aux trippes. Koudlam n’échappe cependant pas à ses démons et tombe sporadiquement dans une grandiloquence repoussante avec Wave Of Mutilation. Mais avec See You All, il démontre aussi qu’il est capable de créer un tube potentiel tout en maintenant une vicieuse tension entre violons lancinants, voix mortuaire et rythmique binaire.

 

Avec Goodbye, Koudlam impose, avec excès mais non sans talent, sa vision crépusculaire du monde et semble démontrer qu’il est plus qu’un artiste-arty pour simple happening au Palais de Tokyo. Reste à prouver à la face du monde que sa démarche n’est pas une escroquerie. Il y a fort à parier qu’on va énormément entendre parler du bonhomme très prochainement.

http://www.substance-m.net/wp-content/uploads/2009/11/Koudlam.jpg

par B2B


 

Koudlam - Heavy Metal Valley


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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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