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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 12:02

Sortie : 23 août 2010

Label : Kompakt

Genre : House, techno

Note : 6,5/10

 

C'est plus qu'une tradition, c'est désormais un rituel. Chaque année Kompakt sort sa compil' d'inédits pour satisfaire ses auditeurs toujours aussi nombreux. Même si la maison de Cologne ne tient plus son rôle de défricheur, il y a toujours pléthores d'artistes important naviguant au sein du label. Finalement, les compil Total ne sont plus vraiment attendu avec impatience et pourtant, à chaque fois, on fait face à une tripotée d'excellents morceaux. Ce Total 11 ne déroge pas à la règle.

 

Deux disques pour mieux souligner les deux versants de Kompakt : l'électro-pop et la tech-house minimale. Et comme avec la précédente fournée (ici), le côté pop l'emporte sur la minimale.

Quand Kompakt verse trop dans la minimale, on frôle la linéarité. Les douze titres du deuxième disques ne sont pas mauvais mais, pour la plupart, ils sont bien trop formatés. Heureusement que Gui Boratto rehausse l'ensemble avec un Plié distillant une tech-house trancey un brin cotonneuse. Pendant ce temps, Walls se révèle désarmant d'efficacité et Coma claustrophobique au possible. Le reste du disque ressemblant à un soporifique autoroute allemand.

C'est surtout du côté de la première galette que Kompakt arrive à séduire. Le versant pop du label a toujours été d'une rare finesse. Ce Total 11 se recentre sur une électro-pop plus cérébrale, n'hésitant pas à lorgner du côté d'une électronica ouatée. Le Der Wallach de DJ Koze est un remarquable exercice d'électronica épurée. Les premiers morceaux n'hésitent pas à expérimenter, à proposer des sonorités indus sans jamais tomber dans l'exercice de style vaniteux. C'est Superpitcher qui lance la transition en réclamant lascivement une Lapdance qu'il obtient avec l'électro-pop désabusé de Justus Köhncke, vous propulsant dans un peep-show de St Pauli, Hamburg. It's A fine Lime signe une électronica étonnante avec un Eins Fine Grind lorgnant clairement du côté de l'univers de Tarantino avant le coup de grâce porté par la tech-house druggy de Sebastien Bouchet.

 

En offrant deux compil' à l'univers distinct, Kompakt ne séduit pas totalement et pourtant, l'écoute de ces deux disques prouve à quel point le label demeure en haut du panier. Ce Total 11 à l'architecture classique évite la répétition tout en imposant son identité, fait encore trop rare dans l'univers des compilations de label.

 

http://seeksicksound.com/wp-content/uploads/2010/08/COVER_Total-11.jpeg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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