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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:50

Sortie : Juillet 2012

Label : Stroboscopic Artefacts

Genre : Techno

Note : 8,5/10

 

Voilà le genre de rencontre qui fait salement saliver : Kangding Ray s’échappant un court instant de Raster Noton pour aller se frotter à l’entité techno de Stroboscopic Artefacts. D’un côté, nous avons l’auteur d’un des plus fascinant album de techno de 2011, Or, ayant reçu la très rare note de 9,5 dans nos lignes l’an dernier (chronique ici) et, de l’autre, se trouve le meilleur label techno de ces deux dernières années (de Lucy à Xhin).

Le français David Letellier poursuit ses constructions électroniques, véritables architectures à la précision chirurgicale. Chez Raster Noton, Kangding Ray se limitait, à raison, à un minimalisme confinant à l’autisme. Sa techno n’ayant pour autre optique que de redéfinir la base par la soustraction d’éléments inutiles. Or est ainsi un monument à l’apparence vide, mais se révélant d’une puissante complexité. Pour ce Monad XI, Kangding Ray a sorti l’artillerie lourde afin de livrer une machine de guerre d’une puissance implacable. Aucun espace vierge n’est envisageable, vous êtes happé pour un combat de 4 morceaux en 20 minutes.  

L’ouverture sur la techno glaçante de Cercle permet de progressivement pénétrer dans un univers glaçant et répétitif. On reste sidéré par la technicité du français, réussissant à dynamiter le moindre kick. Ainsi, lorsque Thar démarre, la meute est lâchée, le rouleau compresseur ratatine votre cerveau et vos jambes. Véritable fuite en avant, le morceau semble annoncer le futur de la techno. Les couleurs ont disparu, les machines ont définitivement remportés le combat. Véritable tour de force annihilant, Kangding Ray n’a plus qu’à dérouler sur les deux derniers tracks. La décharge mentale post-industrielle de Oise arrive à contenir sa puissance en arrière-plan pour un résultat impressionnant de maitrise, pendant que la rythmique de Isib vous plaque au sol avant de vous hypnotiser.

Ce court essai massif de Kangding Ray doit s’écouter fort, très fort, trop fort. Monad XI est d’une puissance dévastatrice. Dans la chronique de Or, Ed Loxapac célébrait la chute du dancefloor, je salue pour ma part sa résurrection sur ses propres cendres.

 

http://www.kangdingray.com/images/KR_monad.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

matthieu 16/08/2012 18:50

chute du dancefloor sur son album, absolument pas, quand je l ai vu au berghain pour la raster norton, je n´en n´ai pas vu. parle de renaissance ici serai donc un peu deplacer.

Poulain 20/07/2012 21:05

Parfait !

Paranoiak 20/07/2012 10:36

Il se démarque bien des autres cet EP, j'aime beaucoup, bonne chronique ! :)