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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:41

Sortie : Février 2012

Label : Permanent Vacation

Genre : House, electronica

Note : 5,5/10

 

Barcelone a beau être une ville fascinante avec ses nuits dédiées à une musique électronique débridée, il n’en demeure pas moins qu’elle engendre très peu d’artistes électroniques de qualité. Comme si la déflagration des Sonar et autres Primavera se posait comme un frein à toute création artistique digne de ce nom. Etrange paradoxe pour cette ville pourtant affranchie des modes et préférant devenir son propre modèle plutôt que d’aller puiser des idées dans les autres capitales culturelles de l’Europe.

Mais le sujet n’est pas là. Ce qui nous intéresse ici est l’explosion récente de John Talabot. Avec fIN, son premier album, le catalan déboule avec fracas sur l’échiquier électronique et remet ainsi Barcelone au centre des enjeux. Fin est encensé à tout va par la presse, on crie au génie à peu près partout… sans vraiment savoir pourquoi d’ailleurs, d’autant plus que de mon côté il est clair que l’album est loin d’être brillant.

John Talabot puise son inspiration principalement dans les 80’s synthétiques et élégiaques et donne à sa musique des accents de house groovy et d’électronica luxuriante. Le problème est que l’album ne fonctionne que le temps d’une mi-temps, la deuxième. En effet, la première partie est d’une inconsistance folle. Du groove lascif mais routinier de Depak Ine, aux modulations stériles d’El Oeste, en passant par l’électro-pop typiquement catalane de Journeys (avec Ekhi des sinistres Delorean), on ne peut s’empêcher de trouver cela inintéressant, plat et naïf. John Talabot tombe dans l’écueil de l’album fourre-tout tant il en rajoute des tonnes alors que ses compositions auraient mérité bien plus de retenu.

Mais voilà, le John nous prend à revers avec une deuxième partie bien plus captivante. S’en est fini des élucubrations méditerranéennes à deux balles, il est désormais temps de s’émanciper géographiquement. Ainsi, Last Land et Estiu lorgnent intelligemment du coté de la scène électronica californienne de ces trois dernières années (R.I.P.) avec pour le premier une fragile escapade diurne et pour le second une vision nocturne titubante. De même, le groove se fait prenant avec l’enveloppant  When The Past Was Present. Talabot se permet le luxe de garder le meilleur pour la fin avec la moiteur de la house chicagoanne de So Will Be Now... (avec Pional) qui risque fort d’en laisser plus d’un sur le carreau tant le morceau n’en finit plus de s’imposer par la force d’un minimalisme contagieux. Ouf, l’honneur est sauf.

fIN est un album brinquebalant ayant du mal à se stabiliser. On a l’impression que John Talabot a voulu trop en dire en 50 minutes. Le résultat est loin d’être à la hauteur mais il est clair que le barcelonais a du potentiel. A suivre.

 

http://cdn.stereogum.com/files/2012/01/John-Talabot-fIN-608x608.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

bigntz 22/10/2012 15:03

ouais un peu dur le 5.5/10. Je trouve l'album assez cohérent au contraire !

Rafi 24/02/2012 11:50

Moi je trouve cet album absolument dingo !!
Ambiance envoûtante et groove parfaitement dosé pour moi c'est juste un lingot d'or !

Références intéressantes à des Tangerine Dream / Klaus Schulze mais pas que

ARTY 24/02/2012 11:01

Et beinnn moi qui suis très souvent daccord avec tes chroniques la pour le coup je ne te suis pas du tout. Je trouve cet album génial, agréable à écouter on ferme les yeux et on est sur la plage en
train de danser ce qui entre parenthèse n'est jamais très bon, je n'ai jamais passé de soirée en bord de plage avec de la bonne musique :) ce mec pourrait changer la donne ahah il est évident que
ce n'est pas de la musique ultra pointu mais sa reste vraiment agréable et sa détend!!!!

PS: je me tate vraiment pour ce soir à la gaité a savoir qu'il n'y a que ALVA NOTO en live j'aurai vraiment voulu que Kangding RAy aussi le soit enfin bon pense tu que cela vaille vraiment la
peine???? :)

Chroniques électroniques 24/02/2012 11:10



On ne peut pas toujours être d'accord. Si j'ai chroniqué ce disque c'est aussi et surtout parce que le buzz autour me paraît totalement disproportionné. Ok Talabot c'est sympathique (je ne dis
pas le contraire sur le plaisir de danser sur la plage) mais ça s'arrête là. Je me fous que ce soit pointu ou non, le problème n'est pas là. C'est plutôt cette approche pop un peu trop naïve et
aérienne qui m'exaspère (le côté Delorean est à gerber).


 


Pour la soirée Raster Noton, il n'y a pas que Alva Noto en live. Kangding Ray aussi sera en live. D'ailleurs, une bonne partie de l'équipe de CE sera présente sur les lieux.


 


B2B.