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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 16:35

Sortie : juillet 2010

Label : Project: Mooncircle

Genre : Rap 

Note : 6

 

Evitons la revue de CV des deux protagonistes de ce disque qui ont chacun une bio dans le rap longue comme le bras. Ce sont donc deux vieux routiers qui se rencontrent sur ce International Summers. D'un côté l'Anglais Lewis Parker a produit l'ensemble de l'album et avait en début d'année sorti un maxi de bonne facture (chroniqué ici). Il vit désormais à New-York où réside aussi John Robinson, ancien membre du groupe ScienZ of Life sous le pseudo Lil Sci. Le duo avait déjà croisé les rimes sur un titre publié par Project: Mooncircle en mars 2009... et leur nouvelle collaboration semble une évidence tellement leurs styles se complètent parfaitement.

 

Après son maxi très soul-Blaxploitation, Parker Lewis a parfaitement digéré son déménagement à New-York en nous servant des instrus qui rappellent les ambiances caractéristiques des groupes du Queen's ou de Brooklyn. Il est loin du mainstream et des tentatives électro actuelles, restant très classique dans ses choix, et très pertinent. Son style sent la rue et le rude quotidien des petits truands (Dues Paid). Mais l'esprit assez cool du producteur ressurgit souvent, comme sur ce Harlem River Drive aux violons émerveillés qui laissent toute la place à un long solo de trompette. D'autres passages estivaux rappellent la chaleur qui règne dans le Do The Right Thing de Spike Lee. Sur Godz ILLA, la tension est au contraire bien plus vive avec de nombreux bruitages pour illustrer le récit.

Du côté des voix, les deux flows sont assez posés et se répondent avec une grande justesse. Nous avons affaire à deux techniciens qui savent jouer avec les beats et captiver l'auditeur par la régularité de leurs rimes. Pour apporter un peu de fraîcheur dans leur duo, un certain nombre d'invités sont conviés, dont pas mal de MC méconnus mais talentueux, tels que StaHHr, Cymarshall Law, 4RCE ou East Koast. La chanteuse Renee Neufville apporte elle son timbre agréable et plus léger sur Holiday Songs. 

La dualité de la pochette entre les deux MC n'est pas celle constatée sur disque. Les deux hommes participent en effet tous les deux à alterner les atmosphères inamicales avec les moments où le stress est moins présent. Deux facettes qui sont accentués par, d'une part, des scratchs nerveux et, d'autres part, des cuivres jazzy omniprésents qui calment le jeu. Un afrontement des styles qui devient très direct sur Ebony Godfathers. Le disque est dense jusqu'au bout avec les très bons Enter The Cosmos et Dangerous Love Affair qui maintiennent la pression jusqu'au bout...

 

Lewis Parker et John Robinson nous offre une confrontation de haut niveau, les instrus ambivalents du premier leur fournissant un parfait terrain de jeu pour envoyer leurs rimes inspirées. Une rencontre qui, on l'espère, ne s'arrêtera pas là !

 

http://www.projectmooncircle.com/files/pmc065cover.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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