Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 10:45

Sortie : Juillet 2012

Label : Dial

Genre : House, électronica

Note : 8,5/10

 

Je commençais à sérieusement m’inquiéter de n’avoir aucune nouvelle de John Roberts depuis plus de 2 ans. Alors oui, depuis la sortie de l’extraordinaire (et c’est un euphémisme) Glass Eights en 2010 (chronique ici), John n’a pourtant pas été invisible puisqu’il a tourné à peu près partout. Mais le fait de pouvoir vivre un live de l’éphèbe américain ne suffit pas à combler le manque. C’est d’une nouvelle création dont j’avais besoin. Et le gars a beau promettre un nouvel album prochainement, il faut bien nourrir la plèbe. Voilà enfin un EP à se mettre sous les crocs, Paper Frames, sortant inéluctablement chez Dial.

Le plaisir n’est pas intact, il est sublimé. A ce niveau-là de préciosité et de finesse, je veux bien attendre encore 2 ans avant le prochain exercice. Paper Frames est une parenthèse poétique d’une complexité folle, réussissant à développer 10000 idées en 15 minutes.

Se composant de 4 titres pour 2 morceaux véritables, Paper Frames doit se manipuler avec attention. John Roberts semble avoir exclu sa deep-house immédiatement assimilable pour se concentrer désormais sur des constructions beaucoup plus denses mais surtout fragiles. Ainsi, le morceau éponyme est une troublante ballade électronica où le moindre son semble être le fruit d’une longue recherche esthétique, et dont l’ensemble donne l’impression de pouvoir s’écrouler à n’importe quel moment. On n’a pas seulement la sensation d’entendre un simple morceau de musique, mais plutôt de vivre une expérience auditive de 5 minutes. Cette électronica luxuriante, lorgnant par fines touches avec une IDM suave, referme un monde propice aux rêves. Toute vision fantasmagorique semble être la bienvenue. A chacun de tisser sa propre histoire. L’autre morceau, Crushing Shells, révèle une house mutine à la rythmique frondeuse, vous laissant ainsi vous prendre les pieds dans le tapis. Là encore, la luxuriance est de mise, mais avec un aspect émotif davantage mis en avant.

On ne l’attendait plus et c’est sans coup férir que John Roberts vient nous réveiller. En redéfinissant totalement sa musique, il dévoile un nouvel aspect de son monde, davantage ouvert aux expérimentations poétiques. Prend ton temps mec, parce que si l’album à venir est de ce niveau, autant dire qu’on va atteindre des sommets.

 

http://seeksicksound.com/wp-content/uploads/2012/07/SSS-Chroniques-John-Roberts-Paper-Frames-EP.jpg

 

par B2B

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

trmood 04/09/2012 05:13

http://vimeo.com/46297114#

Hugo 28/07/2012 21:20

Magnifique EP pour ma part, c'est rare de voire des jeunes producteurs se remettre en question si tôt. Cependant Crushing Cell aurait pu pour moi se retrouver sur Glass Eights (cf. August).

Smrt, son live à la Villette Enchantée n'était pas mou, c'est le sound system qui était exécrable (je crois que ça a changé depuis?). John Roberts est un mauvais dj, vu par deux fois et déçu à
chaque fois, notamment au Showcase (ok le lieu n'aide en rien) où il a même passé une ou deux tracks border line Avant Lawrence qui nous a servi un live simplement magique... C'est tout simplement
un exercice qu'il ne maitrise pas. En fait, John Roberts on le voit en live ou on ne le voit pas. Son live au cabaret sauvage reste un très beau souvenir.

Sinon oui, des dj sets réussis sont des créations, à un certain degré. L'ordre du tracklisting, donc l'atmoshpère créée par la structure et les transitions ou les fondus. C'est pas vendu avec les
tracks donc non n'importe qui ne peux pas faire un dj set de grande qualité. Peu importe le nombre de bonnes tracks que la personne balancera.

johnnyjohn 26/07/2012 13:27

Ai ecouté cet Ep, pas ma came (je m'ennuie).
Ensuite pour reprendre le hors sujet :
Tout mettre dans le meme sac parce qu'un dj set techno 2012 est proche du rien (et là je suis d'accord avec lui, comme quoi), et n'avoir d'yeux que pour les turntablist (moi ca m'emmerde au bout
d'1/4 d'heure), B2B prend de sérieux raccourcis.
Cela dit en passant, quelques maxis techno inspirés sortent de chez Electric Deluxe, Planete rouge / Emmanuel Top et M-rec ltd (j'ai bien dit quelques, pas de quoi faire un set toute une nuit on
est d'accord) par exemple.
Apres si on en reste a "apprecier" un dj set sans vouloir chercher les morceaux des artistes qui ont composé le set, alors oui, c'est degré zero culture et sombrer dans l’idolâtrie du dj pas loin
de devenir un veau d'or. C'est pourquoi je suis CONTRE ces djs qui ne publient pas leur playlist (quand cela est possible) sur RA par exemple. Le dj est un vecteur, un medium (comprendre support
d'information) disponible pour les artistes des musiques electro. Il doit rester a sa place.
Mais le renier parce qu'on est en 2012 et que tout le monde veut et croit pouvoir etre dj c'est pas loin de refuser la place fondamentale qu'il a occupé dans l'histoire du clubbing (depuis les
annees 70) et dans la diffusion des "dance music".

Chroniques électroniques 26/07/2012 14:09



Ne me fais pas non plus dire ce que je n'ai pas dit. Ainsi, je considère que les turntablists sont des créateurs... mais par contre, je trouve que leurs productions sont quasi intégralement
imbuvables (je sauve tout de même la clique autour de DJ Shadow ou Kid Koala). Un mec comme Q-Bert, je trouve ça d'un vide absolu en live. C'est chiant et ça tombe dans le concours de bites.


De même, ce n'est pas parce que je prétends que les DJ ne sont que des "passeurs" que cela est un reproche. Ces derniers sont là pour rendre "vivant" une parenthèse musicale. Il est donc
indéniable que tous les mecs des 70's aux 90's (du mouvement disco ricain à l'acid-house mancunienne) ont joué un rôle prépondérant dans l'ouverture des genres à un public qui ne savait pas et
qui pourtant, inconsciemment, n'attendait que cela.


Donc oui, je te rejoins quand tu dis que le DJ est un vecteur et un medium, qu'il doit garder sa place, et qu'il doit aussi rendre ses setlists publics.


 


Sur ce, je me casse en vacances. Cette discussion se poursuivra dans un mois.


Ciao.


 


B2B.



Brian Hainaut 26/07/2012 10:17

quelqu'un pour faire une review du passage de Jaar au Rex hier soir ?

Chroniques électroniques 26/07/2012 11:32



Non.



johnnyjohn 24/07/2012 23:02

Ben dites donc il vous faut pas grand chose pour aimer un Dj set. On comprend pourquoi on lit "n'importe qui peut faire un set qui démonte".
Dettman et Klock ? la blague ! en entendant leurs prods et mix sur CD/mp3, une chose est sure ca donne pas du tout envie de voir ca en live. Forcement avec des gars du Berghain en exemple, le
niveau que vous demandez aux dj's n'est pas relevé. Et puis si n'importe qui peut faire un set qui dechire, j'attends le set d'un chroniqueur de ce blog.
Mais je suis 100% d'accord, le dj n'est pas un createur pure souche. mais si il fait vraiment son taf, il crée une ambiance, une histoire avec les creations des autres. S'agit pas seulement
d'aligner 20 morceaux "autoroute" pour que ca soit considere comme génial.

Chroniques électroniques 24/07/2012 23:10



Perso, en tant que chroniqueur de ce blog génial réservé à une certaine élite, je serais tenté de dire que c'est pas notre rôle de livrer un dj set. Mais si vraiment tu y tiens, je suis prêt à
défoncer n'importe quel dancefloor avec une sélection dark ambient, entre drone acoustique et shoegaze doggystyle. Je te l'accorde, ça risque de faire un peu Berghain. La bise.


Le chroniqueur qui pense que kiffer les dj sets et à fortiori la techno en 2012, c'est un peu le degré zéro de la curiosité musicale. Mais B2B c'est mon copain, alors fais gaffe à ta gueule
huilée de clubber. :)