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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 21:26

Sortie : mars 2011

Label : Brainfeeder

Genre : Trip psychédélique rap

Note : 7

 

"Je construis juste ma musique d'un endroit différent spirituellement." Voilà comment Jeremiah Jae se situe par rapport au rap qu'il entend à la radio. Pont entre son Dxnce EP et son futur album, ce nouveau maxi du MC et producteur de Chicago viendra démontrer que chacun possède une énergie divine, comme le pense son auteur. Pour le style musical, à vous de l'imaginer...

 

Personne n'est près pour le voyage de Jeremiah Jae. Voyage spirituel plutôt que physique. C'est pourtant le physique qui peut en ressortir éprouvé. Pour bien débuter, il faut éprouver toutes les pistes. L'Américain colle donc ses samples, façon musique concrète, et empile les pistes, perturbant l'audition en empruntant une multitude de directions. Il emprunte d'ailleurs aux Beatles leur "number 9" (Revolution 9 sur l'album blanc) pour un clin d'oeil au genre.

Après laissé le temps de vous habituer à cette myriade de sons, vous tournez de l'oeil pour basculer dans un rap dézingué où le LL Cool J de I Need Love serait plutôt accro à l'acide (à ce sujet, voir la parodie de Necro, I Need Drugs). Il y a un parfum de hippie shooté à la musique indienne quand le MC bascule dans un rêve envoûtant et bienveillant.

Voici venir le dernier trajet, dont l'esprit psychédélique fiévreux n'a plus rien de bienveillant. Tout s'enchaîne la peur au ventre, et cette soudaine répétition embaume votre esprit qui va subir un cinglant réveil sur le final. Final flamboyant qui martèle de ses cymbales votre cerveau déjà bien malmené. Tout tourne autour de vous jusqu'à l'atteinte d'une nausée provoquée par le martèlement d'une mélodie infinie d'une secte anthropophage. Et pourtant c'est infiniment apaisé que vous vous sentez.

 

Jeremiah Jae est cinglé. Sa musique s'en ressent. Ceux qui aiment la surprise, le rap, la drogue, la cuisine asiatique, les labyrinthes antiques, les petits matins blêmes, trouveront peut-être assez de ressources pour planer jusqu'à Rappayamatantra et en revenir plus perché encore.

 

http://ninjatune.net/files/images/jeremiah-jae/two/5021392660196.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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