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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 11:40

Sortie : 7 février 2010

Label : Module

Genre : Techno, house

Note : 5,5/10

 

Il aura fallu attendre près d’un an pour pouvoir entendre une suite au premier Rexperience de D’Julz (ici), mix permettant de saisir le temps d’une sélection racée l’imaginaire suscité par le Rex Club. Quoi de plus logique que de retrouver une fidèle parmi les fidèles, en la personne de Jennifer Cardini, aux commandes de cette nouvelle fournée. Les habitués savent de quoi il en retourne et sont éduqués aux mixs finement house et évolutifs de Jennifer (résidante des soirées Correspondant). Elle aime prendre les manettes à 4h du mat’, au moment où les esprits se liquéfient, pour mieux nous emmener dans son monde et à ce petit jeu, elle excelle.

 

Ce Rexperience 02 possède une armature classique puisque s’enserrant entre deux pistes lorgnant du côté expérimental, l’indus de Ben Frost et la pop déviante d’Alva Noto & Blixa Bargeld. Rien de nouveau mais Jennifer Cardini n’est pas néophyte en la matière et au lieu de nous bluffer avec une sélection de tracks déjà remixés, elle préfère miser uniquement sur des morceaux originaux. La contrepartie est que l’on a davantage l’impression de faire face à une sélection, certes de qualité, qu’à un véritable voyage.

Ainsi, les quatre premiers morceaux s’enchaînent de manière un peu abrupte, empêchant indirectement la capture auditive. C’est regrettable quand on voit la qualité des tracks choisies. En optant dès le début pour le bijou deep-house Pruned de John Roberts (meilleur album tech-house de 2010 chez Chroniques électroniques, ici), on se dit que ça va frapper fort. Et c’est le cas, en quelque sorte, car pris isolément, la majorité des morceaux sont brillants, notamment le planant Take Me Higher de Virgo. Mais face à l’exercice du mix, l’ensemble paraît trop éclaté et perd son pouvoir de fascination. Pourtant, la structure progressive du mix est là, petit à petit les couleurs s’effacent pour mieux pousser l’auditeur dans ses retranchements et lorsque retentit la house groovy de Soft Cell de Broker/Dealer on est à point pour se faire cueillir par un final 80’s aérien.

Indéniablement, le lien avec le mix de Chloé, Live At The Robert Johnson, s’impose mais là où Chloé se faisait vicieuse, Cardini l’a joue plus évidente. Ce n’est pas nécessairement un reproche puisqu’au final, on reste totalement dans l’esprit du Rex, dans cette idée du mix moite et exigeant.

En optant pour une quantité importante de morceaux chantés ou parlés, ce Rexperience possède une dimension pop indéniable. L’avantage étant que cet aspect bancal confère à cette pop un côté libertin et émotif. L’emprise devient ainsi indirecte, les moyens sont détournés mais le résultat demeure.

 

Ce Rexperience 02, bien qu’un peu trop sage pour totalement emporter l’adhésion, reste cependant agréable. Davantage orienté pour une écoute domestique, Jennifer Cardini signe une sélection racée et érudite, même si trop paresseuse dans l’agencement.

 

http://www.rexclub.com/wp-content/uploads/rexperience2-cover1-300x262.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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