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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 17:04

Sortie : 17 mai 2010

label : Warp

 

Depuis la sortie de son album Jim, Jamie Lidell est devenu la coqueluche d'un public vaguement arty et réellement bobo. Son récent passage à Ce soir ou jamais ne devrait rien améliorer. Ce petit nerd blanc possède pourtant un des plus beaux timbres d'Europe, digne d'un crooner black sur-vitaminé. Ce que peu de gens savent, c'est qu'il est un bidouilleur électronique assez génial. En 2000 sortait l'ovni musical Muddlin Gear, projet bruitiste et bleepien qui ne trouvât pas son public malgré quelques réactions inspirées et encourageantes des observateurs de l'industrie. C'est en 2005 que Warp lui accorde confiance et moyens pour réaliser Multiply, petit chef d'oeuvre nu-soul que beaucoup crurent naïvement conçu avec deux bouts de ficelles électroniques. Le titre Multiply fut d'ailleurs utilisé pour le générique de Grey's Anatomy. C'est le début du rêve mainstream et la fin d'un anonymat dans lequel on l'appréciait beaucoup plus. Mais c'est bien avec Jim, personnage qu'il s'est créé, que Jamie s'ouvre définitivement la porte des charts et des ondes radiophoniques. Ce bourreau de travail qui a collaboré avec Gonzales, Grizzly Bear ou Ark déclare son amour invétéré à la funk et à la soul de la Motown. La mayonnaise prend plus que bien. Compass est donc un album infiniment attendu par un public qui fréquentent plus les lignes indie de Rock & Folk que de Chroniques électroniques. En même temps ils sont bien majoritaires...

 

A l'écoute de Compass, on peut se demander jusqu'où va le désir de reconnaissance de Jamie Lidell. Ce dernier est probablement le mieux produit de sa discographie, mais aussi le plus ennuyeux. C'est avec une incompréhensible détermination qu'il persiste dans l'ouverture pop, à grands renforts d'orchestrations et de techniques vocales qui résonnent presque gimmick. Il serait stupide de reprocher quoi que ce soit au chanteur, son timbre n'a rien perdu de sa superbe. C'est plus une question de choix artistique car, soyons clair, on ne peut pas dire que ce disque soit mauvais. Il est juste dramatiquement scolaire et conçu pour plaire au plus grand nombre. Même s'il ressort ses machines, c'est pour concocter une pop hybride et bancale certes originale mais dénuée d'ambition. Le succès commercial est inéluctable, et encore une fois ce n'est pas ce qu'on lui reproche. Celui qui emmenait la funk vers des sphères bioniques en 2006 enferme cette fois-ci le rock (celui que les disquaires baptisent pop-rock) dans les déprimants cartons du NME. Même si Completely Exposed est assez séduisant en rappelant les grandes heures de Multiply, on est rapidement noyé sous cette surcharge bordelique qui atteint les sommets de l'ennui atteints sur l'infâme et plein de guimauve Compass. Celui qui surprenait aussi bien les fans de Prince que de Grizzly Bear apparaît ici bien conventionnel. Cette cruelle déception recèle bien quand même quelques éclaircies, comme sur Gypsy Blood, She Needs Me, Coma Chameleon ou l'enfièvré Big Drift.

 

Avec le recul on se dit que Jim avait déjà semé les graines de notre future déception. En fin d'album Jamie affirme que nous apercevons sa lumière. A lui de veiller à ce qu'elle ne s'éteigne pas, car nombreux sont ceux qui se sont brûlés les ailes en bronzant trop près du mainstream. Espérons que son prochain album se nomme Phoenix.

http://www.lesitedelevenementiel.com/wp-content/uploads/jamie-lidell-compass.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

YyrkoOn 03/06/2010 02:51


:)


Rabelais c'est très bien trouvé ; le reste, ndl"r", c'est très faible... dans la vanne aussi, je veux dire...:)


Bonus !

Gudrun Gut - I Put A Record On

Martin Schulte - Depth Of Soul

A Guy Called Gerald - Tronic jazz the berlin sessions

Frank Bretschneider - Exp

+

l'Astre


NDLR 01/06/2010 09:44


Ah mais pas du tout,c'est le fils (illegitime?) de J.C. Van Damme et de Brigitte Fontaine.


SPQR 31/05/2010 18:08


Ca y est, j'ai compris, tu es le fils (ou la fille) de Christine Angot et de Rabelais.
Mais j'aime pas trop l'autofiction et préfère quand tu causes musique...


l'Astre 29/05/2010 03:10


Je peux pas : je manque de confiance en moi et j'ai besoin d'attirer l'attention pour me sentir exister ; si t'ajoute a ça que j'ai été élevé par une mère castratrice, un père gay refoulé et la
petitesse de mon pénis, tu ne pourras que me prendre en pitié... Aie pitié, donc ; aie pitié et laisse moi se semblant d'espoir qui me laisse affirmer - EASY ! - que je suis la personne la plus
intéressante que j'ai jamais rencontré... (je te concède néanmoins que je suis très fatiguant - par moment:). M'enfin j'suis quand même la personne la plus calé - et de très très loin - "ici"
(comprendre partout) -> donc en gros c'est moi qui commande. Et là j'suis discret: je peux te dire que dans quelques années, quand j'aurais finalisé la dernière partie de mon ékranoplanes, ma
fatuité n'aura alors vraiment aucune limite... pour "implosé" (façon de parler car je suis celui qui ne fini pas), comme il se doit, dans un bain de sang (littéralement) ou dans la folie la plus
folle (j'ai pas encore décidé ce qui aurait le plus de style : des fois je penche pour d'abord la folie et après le bain de sang (j'suis gourmand tu comprends) mais ça rendrais mon final act trop
caricatural (mes biographes ne manqueraient pas de la signaler) ; alors je me dis va pour la folie, va pour me dissoudre dans un effondrement a turin, par exemple ; va pour la syphilis et je
crierez : donnez moi ce qu'il y a de plus fort, car je suis.

+

l'Astre AKA каспийский монстр


SPQR 26/05/2010 16:09


Pffff, faut arrêter de se chatouiller la nouille, L'Astre.
Sinon, pas d'accord avec la chronique du Lidell, très réussi à mon avis. Ca fait quand même un moment qu'il ne fait plus d'électro et c'est 'Muddlin Gear' l'exception dans sa discographie, pas ses
trois albums suivants...