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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:52

Sortie : 20 Juin 2012

Label : Crosstown Rebels

Genre : House, deep-house

Note : 7/10

 

C’est vrai que l’on chronique rarement des albums de house (ou techno) uniquement destinés aux clubs. Ce n’est pas que je trouve cela infréquentable mais plutôt que ces albums ont une fâcheuse tendance à viser l’uniformisation pour les masses. On se retrouve dans 99% des cas avec des albums poussifs, interchangeables et manquant de singularité. Alors pourquoi s’attarder sur le nouvel opus de Jamie Jones ? Parce que, même s’il ne s’agit pas d’une révolution à proprement parler, force est de constater que le bougre sait foutrement y faire.

Je n’avais pas été convaincu par son premier opus, Don’t You Remember The Future, sorti en 2009. L’exercice house recelait certes quelques pépites, dont l’orgasmique Summertime, mais dans l’ensemble, cela demeurait pantouflard. Depuis, Jamies Jones s’est offert une notoriété indiscutable. En écumant les clubs depuis 3 ans, l’anglais a acquis un sérieux savoir-faire. Pour l’avoir vu plusieurs fois aux platines, je peux en témoigner et affirmer qu’il fait actuellement parti des meilleurs DJ house. Ces 3 ans lui auront permis de dompter une foule, la contrôler, la malaxer, la triturer, de s’en servir comme cobaye pour expérimenter. Le résultat se présente sous la forme d’un nouvel album, Tracks From The Crypt.

12 titres et pas un seul interlude ou morceau bouche-trou, 12 titres house dont l’unique but est de vous forcer à danser. Et là où logiquement, les mots « simple » et « efficace » apparaissent comme des termes vulgaires, on observe un retournement des tendances pour apprendre à apprécier la facilité. Tracks From The Crypt ne s’emmerde pas avec la complexité, loin de là.

On retrouve ce groove implacable, si symptomatique des productions de Jamie Jones, cette bassline vous collant au mur et cette attitude résolument old-school. L’emballage est minimaliste et a pour but de vous cueillir à chaud avec une simple variation à mi-course. L’asservissement du corps est alors total et votre esprit noyé. Mais là où Jamie Jones surprend c’est dans le rétrécissement du spectre lumineux. Lui, qui avait pour habitude de toujours nous laisser entrevoir la lumière, a décidé de jouer la carte de la désillusion. Ainsi, la grande majorité des morceaux installe une ambiance désabusée, forçant les danseurs à miser davantage sur l’introspection que sur l’explosion collective.

L’album déroule ainsi ses tracks house nonchalamment et avec aisance jusqu’à mi-parcours avant de s’envoler le temps de trois morceaux imparables. Jamies Jones réveille alors l’axe new-yorkais sur l’ultra-sexué Stems From Hackney avec son beat étouffé, avant de nous terrasser sur place via la puissance contenue de Frequencies. Le gluant et vicelard Over Each Other (featuring Livia Giammaria) se chargeant de clôturer le triptyque. Jamies Jones peut alors dérouler sur la fin, de toute façon, vous avez eu votre dose.

Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ? Tracks From The Crypt démontre que parfois, simplicité n’est pas synonyme d’absurdité. Jamie Jones connaît tellement ses gammes que réussir à sortir des tracks aussi évidentes ne peut que susciter la convoitise et le respect.

 

http://www.street-rules.com/wp-content/uploads/2012/04/jamie-jones-tracks-from-the-crypt.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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Choucroute 16/06/2012 04:51

Et bien, le Francis Harris, il m'est passé dans le creux des vestibules comme un pastis chaud. Aucune saveur particulière a retenir. Après deux écoutes successives, il s'est fait emporté par le
mistral.
Ces petites bombes house me rendent frénétique. Je veux de la saveur, de la chaleur, du désir, du vivant.
J'ai pas ressenti ça chez Francis Harris.
Jamie jones -> Bloc! la fessée du mois de juillet

samvox 15/06/2012 14:01

Ok, merci de ta réponse ! Je connaissais les mecs... et suis entièrement d'accord avec toi. Le Francis Harris (découvert grâce à Choniques, d'ailleurs) est totalement au-dessus du lot. Mais je ne
peux m'empêcher d'une petite pointe de tendresse pour l'Amirali... (j'adore l'écouter au volant, il me retient d'emplafonner volontairement les mecs en scoot'!) Merci pour vos chroniques, comme
j'ai déjà eu l'occasion de le dire, qui m'éclairent dans les ténèbres de mes goûts de chiottes ;). J'espère que tu poursuivras l'aventure sur votre futur site.

Chroniques électroniques 15/06/2012 14:18



Et puis il y a aussi une donnée importante, la contextualisation. Je vois très bien ce que tu veux dire concernant le Amirali et la conduite. Je n'aime pas l'album, ok, mais ça ne m'empêche pas
de mettre en soirée un morceau comme "My Way" que je trouve sans prise de tête et bien foutue. On peut aimer (et même adorer) des albums médiocres, ça ne représente en rien un problème, au
contraire d'ailleurs.


 


B2B.


 


P.S. : Et bien entendu que je poursuis l'aventure sur le nouveau site. ;)



samvox 15/06/2012 13:24

Arf ! Si je ne voulais pas la réponse, je n'avais qu'à pas poser la question ;)
Néanmoins, interchangeable ? Soit. Mais avec qui ? Appréciant plutôt l'Amirali, si tu me donnais quelques autres noms que je puisse juger par moi-même. Puisque, forcément, tu as d'autres daubes à
l'esprit :)

Chroniques électroniques 15/06/2012 13:47



Puisqu'interchangeable, je t'avoue ne pas retenir tous les noms des trucs chiants/lounge qui passent par mes oreilles chaque semaine. Je pense cependant aux récentes sorties de Circus Company par
exemple (notamment le Dave Aju) ou bien le dernier Dntel,


Sérieusement, c'est très rare un disque de house réusissant à installer une ambiance paresseuse réussie. Cette année, le Francis Harris explose littéralement la concurrence.


 


B2B.



samvox 15/06/2012 12:22

Quitte à chroniquer du Crosstown Rebel, le label de deep sympatoche de Damian Lazarus, pourquoi ne pas avoir parlé de L'In Time d'Amirali paru plus tôt dans l'année sur le même label ?
De la deep house "lounge", certes easy-listening, mais bien équilibrée, cohérente sur toute la longueur de l'album.
Ton avis m'intéresserait...

Chroniques électroniques 15/06/2012 12:44



Parce que justement, le "In Time" d'Amirali est super chiant et typique de ce que je dénonce dans ma chronique. C'est un album interchangeable, n'ayant aucune identité.