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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:08

Sortie : février 2012

Label : Slowcraft Records

Genre : Electro-acoustic, Ambient, Drone

Note : 8,5/10

 

Certains se souviennent légitimement de Where Edges Meet, salué par la critique spécialisée lors de sa sortie en 2008 sur le label lyonnais Ultimae. Le londonien multi-instrumentiste James Murray a depuis fait son chemin, affinant ses compositions électro-acoustiques et son approche très esthétique du sound design. Il crée l'année passée son propre label : Slowcraft Records. Cette indépendance ne rompt pas les liens avec la maison lyonnaise où il fit ses débuts, puisqu'il apparaîtra très bientôt sur la prochaine et très attendue compilation Greenosophy. Floods est sorti il y a quelque jours, mais hante mon esprit depuis déjà plusieurs semaines.

 

Floods est inondé d'une troublante lumière blanche. Il est un de ces rares albums à renvoyer à une correspondance épistolaire entre les astres et la terre ferme, dont le point culminant trouve probablement toute sa splendeur sur les merveilleux Still Waters Rise et Floods. Commes des peintures instantanées qui dévoileraient progressivement leurs finalités cachées, cet aspect mouvant et terriblement profond était déjà bien présent sur When Edges Meet. La guitare, véritable métronome acoustique de l'oeuvre, fait régulièrement sa gracile apparition pour réchauffer les plus blèmes des matins hivernaux.

Les chutes d'eau bénite de First Falls sont aussi bienfaisantes que les ondes déformées d' A Place To Stand, offrant ainsi une vraie cure thermale pour l'âme. Sur Greenlands, l'auditeur entrevoit la luxuriance statique d'un paradis champêtre idyllique. Le spectacle de la fonte des glaces sur une nature vierge de toute dégradation humaine se montre plus aboutie, plus poussée dans sa démarche expérimentale et plus mélancolique encore sur Greenlands Lament. Ceux qui auront la chance de posséder une installation sonore à la hauteur de l'album, pourront même y sentir la caresse d'une brise tiède leur parcourir le bas de la nuque. Ce sentiment troublant de sérénité, de l'union divine avec les éléments et l'environnement, et ces sensations de vertus quasiment curatives ne cesseront pas jusqu'à la fin. Même si des soupçons de présages plus sombres naîtront sur Hold Your Breath. Bien au delà de ce ressenti tout à fait personnel, la musique en tant que telle ravira les amateurs les plus pragmatiques. Entre dégradés de lumière mystique et gel hibernant, réside la main du musicien.

 

Nombreux furent ceux qui tentèrent ce genre d'albums seulement accompagnés du froid Ableton Live. L'humanisation du son n'est pas donné à tout le monde. Beaucoup d'appelés pour peu d'élus, pas assez de Robert Henke et de James Murray dans les complexes contrées de l'ambient. Surtout quand musique expérimentale sait se montrer si accessible. L'album connaît d'ailleurs des chiffres remarquables de ventes via bandcamp. Est-il nécessaire de plus encore le recommander, quand on sait qu'un certain Solar Fields l'a fait beaucoup mieux que nous ?

 

http://f0.bcbits.com/z/26/46/264682457-1.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Panda Panda 06/02/2012 14:05

Superbe! Merci pour la découverte, je sens qu'il va tourner en boucle chez moi