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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 18:11

Sortie : mars 2010
Label : Hessle Audio / Brainmath



Il n’y a pas si longtemps James Blake était parfaitement inconnu au bataillon. Après un simple maxi de deux titres en 2009 et quelques remixs pour Untold ou Mount Kimbie, le voilà playlisté par Soul Jazz dans sa compil’ Steppa’s Delight (ici) et par Scuba sur Sub:stance (ici), et rapidement estimé comme un poulain très prometteur de la sphère dubstep.

L’individu se distingue de ses confrères dans sa manière d’imprégner sa musique de sonorités électro-acoustiques, ainsi que de pointes de jazz ou de soul. Gorgé de crépitements et de légers échos métalliques, son dubstep semble être constamment mouvant et habité d’une torpeur tranquille. Blake sort ce mois-ci deux maxis, The Bells Sketch et Pembroke avec Airhead.
Bien éloigné de toute forme de noirceur, le son de Blake se révèle idéal pour apprécier le retour des beaux jours. Languide et paisible, The Bells Sketch apparaît comme une jolie réussite. Le titre introductif du même nom est tout à fait propice à la flânerie, à une promenade mentale, appuyée de basses fermes qui renforcent l’allure dubby et chaloupée du morceau. Aux lueurs des synthétiseurs et d’une batterie psyché, des cordes fines se font entendre en arrière plan, donnant des accents de jazz malicieux au très bon Buzzard & Kestrel. Quant au dernier et excellent titre Give A Man A Rod, il déploie sur un beat cadencé de légères notes candides et des souffles venteux, pour une ballade aux couleurs chaudes et lascives.

Accompagné de Airhead, Blake a sorti dans la foulée Pembroke, un maxi de deux pistes qui creusent cette veine de dubstep aérien sans être ambient, mélodique et sablonneux, parfois proche de l’IDM. Auréolé de quelques voix et de rythmiques calmes mais puissantes, le disque est étreint de nappes suaves et froissées, qui gonflent puis refluent à la manière du ressac. L’exquis Lock In The Lion commence et s’achève sur un air cinématographique, lorsque des dialogues se posent sur un beat qui a tout du hip-hop instrumental, puis c’est un souffle sec et à contretemps qui s’empare du cœur du morceau.

Les travaux de James Blake sont ainsi dignes d’un solide intérêt. Et sous un ciel qui semble à nouveau content d’être bleu, un peu de dubstep printanier est encore le meilleur des cocktails. 
 

   jyf.jpg 
par Manolito 

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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