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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 16:05

Sortie : 27 septembre 2010

Label : Tectonic

Genre : Dubstep

Note : 7,5/10

 

On ne peut décemment pas dire que cette rentrée croulait sous les bons albums de dubstep. Doté d’un nom de flibustier fictif, un certain producteur venu de Leeds rééquilibre quelque peu la balance. Depuis 2007, Jack Sparrow a pondu quelques maxis et squatté les podcasts de Resident Advisor et autres Fact Magazine. Puis le temps du premier album est arrivé, et a abouti à Circadian.

 

Sparrow a de grandement appréciable qu’il ne donne pas dans le compromis. Circadian ne s’embarrasse pas de matériaux composites et ne ment pas sur ses origines. On aura droit à du dubstep, du pur, du dur. « Circadien » désigne un cycle biologique de 24 heures, et cette notion de boucle répétitive, d’alternance et de début et de fin sied précisément à la dynamique de ce disque. A l’image de son artwork, sombre et organique, les milieux dépeints se montrent froidement déshumanisés. La pulsation monte du sous-sol, que l’on devine glauque et dénudé, et défie les murs de pierre à coup de vibrations animales. Sparrow semble par ailleurs vouer une certaine affection aux rythmiques tribales. Alors que s’étalent lascivement des nappes et bourdonnements palpables, l’Anglais lâche des roulements de percussions fébriles, qui décrivent des spirales entêtantes, et qui évoqueraient presque de louches et urbains rituels chamaniques.

Mais l’intérêt réside particulièrement dans la progression étudiée et vicieuse de l’ensemble de l’album. La première moitié opte pour un versant syncopé, aux cadences soutenues et doté d’incursions de binaire. On pense souvent au très bon Unbalance de 2562, et à son métissage entre techno et dubstep obscur. Inutile de dire que les rythmes mystiques s’en donnent ici à cœur joie. Mais à partir de Shoal, le dark trip prend une autre tournure, bien plus sérieuse. Le tempo s’amollit, les beats gutturaux s’enfoncent dans des sables mouvants, et les brumes mélodiques vous intoxiquent insidieusement. Le dub tapi et vrombissant du couple Relapse/Regress frise l’excellence, tandis que l’atmosphérique, troublant et sublime Exit clôt le cycle sur une note d’ambient.

 

L’album de dubstep est un exercice plus que casse-gueule. En en soignant la structure et l’évolution, Jack Sparrow s’en tire brillamment. Pas forcément très accessible, Circadian s’apprivoise avec les écoutes, et séduit par sa dimension moite, dark et intimement caverneuse. Fermement suggéré. 

 

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par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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