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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 10:21

Sortie : 6 décembre 2011

Label : Ghostly International / Gusstaff Records

Genre : Electronica ethérée, classique moderne

Note : 7,5/10

 

Le Polonais Michal Jacaszek officie depuis une petite dizaine d’années dans la musique électronique. La relative confidentialité de ses travaux demeure une injustice dans le milieu électronique tant les créations du bonhomme sont captivantes. Jacaszek est un compositeur inspiré d’une électronica-ambient puisant sa moelle dans un héritage classique. La sortie de Glimmer devrait enfin le révéler au plus grand nombre puisque le label Ghostly International a décidé de se pencher sur notre artiste en sortant son dernier album (déjà disponible sur le label Gusstaff depuis deux mois).

 

Jacaszek est un pointilleux, du genre à passer 40h sur une simple note afin que celle-ci apparaisse telle une révélation à l’auditeur attentif. Car oui, Glimmer est un album exigeant et réclamant une réelle implication durant son écoute. Savant mélange d’une musique instrumentale classique (tout est convoqué, des cuivres aux cordes) et d’une électronica éthérée, Glimmer est un album austère. Pourtant, l’utilisation de l’électronique n’est là que pour mieux souder l’ensemble et même tenter de plus profondément humaniser chaque morceau en le fragilisant. Derrière une note de guitare ou de piano surgit souvent une sonorité organique chancelante. L’approche très minimaliste de Jacaszek donne à l’ensemble un enrobage mélancolique indéniable.

Tout est alors question d’ambiance. Glimmer ressemble à une B.O. imaginaire d’un western désabusé. Ca sent les déserts d’Arizona au coucher du soleil. Le climat est lourd. Les vautours tournoient autour de vous. Malgré l’austérité de l’album, on y décèle en permanence une violence contenue, comme un règlement de compte fantasmé à Tucson, où votre pire ennemi sont les rafales de vent vous projetant de la poussière à la gueule. Le superbe Dare-gale n’en finit plus d’imposer sa tension avant de vous absorber littéralement avec son finish massif. De même, l’impression de vivre une fragile accalmie matinale sur Evening Strains To Be Time’s Vast, grâce aux instruments, se trouve vite rattrapée par l’arrivée d’une tempête de sable dont les sonorités électro-noise finissent par tout emporter sur leur passage. Il est d’ailleurs important de souligner l’énorme travail de Jacaszek sur les textures électroniques.

 

Glimmer est un mirage. En regardant l’horizon, on finit par avoir l’impression que la terre instrumentale ne fait plus qu’un avec le ciel électronique. Pris dans cette hallucination, on décide alors de marcher à la rencontre de cet impossible. Et Glimmer devient alors cet album impalpable mais profondément fascinant.

 

http://cdn.ghostly.com/images/artists/230/albums/372/GI-147_1400x300_540_540.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Rabbit 27/12/2011 10:49

Héhé, deux de mes albums favoris de l'année chroniqués coup sur coup sur CE, que du bonheur. Pour Jacaszek, nouveau chef-d'oeuvre mais Treny est encore plus beau.