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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:15

Sortie : 7 juin 2010

Label : Planet Mu

 

L’annonce d’un nouvel album d’Ital Tek ne laisse pas indifférent. Le producteur de Brighton s’était illustré en 2008 avec Cyclical, un premier disque qui s’était imposé comme une référence, et qui l’avait placé en représentant de la synthèse entre IDM et dubstep. Avec ses résonnances dark et industrielles, Cyclical en avait ébouriffé plus d’un, et c’était naturellement Planet Mu qui avait soutenu ce premier jet. Alan Myson a livré depuis plusieurs EP et maxis, dont certains sur son propre label Atom River. C’est la maison de Mike Paradinas qui poursuit, en sortant demain son deuxième album, définitivement attendu.

 

Face à Midnight Colour, il semblerait que Myson soit parvenu à l’apaisement, là où tout est lisse et serein. Dommage, on aimait bien quand il refoulait son tourment dans ses beats. Il décrit ici des atmosphères planantes, parfois rêveuses, marquées par de constantes nappes sonores, sur des tempos oscillant autour de 130 bpm. Les claviers occupent une place prépondérante dans la musique d’Ital Tek. Ils prennent ici des tons résolument cosmiques, usant d’arpèges rétroïdes et simulant quelque décollage aérospatial. Le 2-step rapide des rythmiques et le souffle des sub-bass rappellent que l’on touche encore terre, et que l’on pourrait même y danser, à l’approche de rythmes 4/4 sur Strangelove VIP ou Heliopause. Les textures, les cadences, le travail sur les différentes couches, tout est impeccablement produit. Mais justement l’imperfection fait défaut, la composition trop léchée déçoit, on est loin de la grâce brute de Cyclical. Certains titres n’apportent même rien à l’album, renforçant une impression de linéarité (Talis, Black & White).

Midnight Colour reste cependant un album de très bonne facture - on en attendait tout de même pas moins d’Alan Myson - et on se plaît à divaguer au gré de l’électronica gracile de Moment In Blue, ou à s’élever lentement sur l’excellent mais terriblement court Satellite.

 

Midnight Colour ne ressemble pas à ce à quoi Myson nous avait habitué. Bon, sans être excellent, il n’égale sûrement pas son prédécesseur. Avec ce disque lumineux (dans le mauvais sens du terme) et glabre de toute écorchure, Ital Tek déstabilise et perdra sans doute quelques fans.

 

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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