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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 11:34

Sortie : 21 janvier 2011

Label : Pampa Records

Genre : House

Note : 5,5/10

 

Lorsque sort Rest en 2000, le monde se fait surprendre par cet ovni. Isolée propulse la microhouse sous le feu des projecteurs et Beau Mot Plage devient l’hymne des petits matins blêmes.

La musique de Rajko Müller se reconnaît dès les premières notes avec cette capacité à rendre toute sonorité trébuchante et hésitante. Les corps n’ont plus qu’à se laisser glisser sur cette douce vague. Mais l’Allemand, possédant un fort pedigree français puisqu’ayant suivi une scolarité française dans un lycée algérien, a toujours préféré nous la jouer discret. Un second album en 2005, We Are Monster, et basta ! Depuis, une poignée de maxis hautement recommandables, dont un excellent The Fantastic Researches Of Yushin Maru (sorti sur Dial) a vu le jour.

On attendait donc ardemment Well Spent Youth, troisième album de notre bonhomme qui sort sur Pampa Records et patatra, c’est le désastre.

 

Rien à dire sur la forme. Well Spent Youth est un album profitant d’une production léchée au possible. On sent le travail d’orfèvre derrière chaque sonorité avec une prédominance pour des instrumentations acoustiques. On reconnaît aisément la pâte d’Isolée avec cette atmosphère chancelante, à la limite de la rupture. Les mélodies restent trébuchantes et rappellent les afters désincarnées où les restes des vapeurs d’alcools se diluent dans un BPM cotonneux. Dans l’idée, c’est plutôt captivant… dans l’idée seulement.

On a beau être dans le domaine d’une house parfaitement maîtrisée, il n’en demeure pas moins que l’on se fait chier. A vouloir livrer un album trop propre, Isolée s’est fait prendre à son propre jeu. L’atmosphère "bourrée" n’est qu’une apparence cachant la faille : l’absence totale d’émotion. C’est bien simple, rien ne dépasse des 11 titres. C’est tellement propre qu’on s’emmerde dès le deuxième morceau. Ok, Paloma Triste, ballade ouvrant l’album, se révèle finement mélancolique et Hold On parvient à nous réveiller car se révélant un poil plus vicieux. Mais à côté, pas grand-chose à sauver. Isolée s’enferme dans un format répétant inlassablement le même schéma : armature house, sonorités hésitantes et parasitage par des petits sons étranges (aspect aquatique pour One Box ou bien crépusculaire pour In Our Country). Mais tout cet enrobage est trompeur. Chaque morceau se fige dès la première minute pour ne plus vouloir bouger. C’est frustrant et indigne du potentiel d’Isolée. On aurait tellement aimé un album plus humain, supprimant la distance pour mieux s’installer dans la durée.

 

On finit par écouter ce Well Spent Youth comme on regarde un film de Raul Ruiz. On sent que c’est bien ficelé, que c’est intéressant mais on finit par profondément s’ennuyer. Isolée signe un troisième album décevant, le genre de disque qui se contentera de vous accompagner passivement, sans jamais vous surprendre.

 

http://www.lemellotron.com/wp-content/uploads/isolee-well_spent_youth-300x300.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

benoit 14/01/2011 19:12


Comme tout le monde (j'ai envie de dire), j'ai trouvé ce disque bien décevant et ennuyeux. Pas sûr que l'on retrouve un jour la beauté de l'album "rest" qui avec celui de Losoul "belong" s'étaient
imposés comme des références à l'époque.


french onion 08/01/2011 15:12


Quel dommage !
Je vais donc aller me réecouter en boucle "Initiate II", un de mes morceaux house favoris de tous les temps .


Benjamin F 08/01/2011 14:20


Complètement d'accord pour ce Isolée (critique également déjà bouclée chez moi) mais en opposition totale sur Raul Ruiz :)

Ca c'est peut-être le chef d'oeuvre de 2010 :
http://www.playlistsociety.fr/2010/11/les-mysteres-de-lisbonne-de-raul-ruiz.html :p

Bonne année à vous les mecs ! (Peut-être à mardi pour le Blog Apero Music 5^^)


Chroniques électroniques 08/01/2011 14:34



Pour Raul Ruiz, c'est une petite provocation gratuite étant donné les critiques élogieuses des "Mystères de Lisbonne" (4h30 pour un téléfilm, c'est long quand même). J'aurai du plutôt mentionner
Manoel de Oliveira, qui lui pour le coup, m'a toujours saoulé.


Bonne année à toi aussi...


 


B2B.


 



funky5 08/01/2011 12:30


Très décevant surtout par rapport à ces 2 précédents albums.
C'est un peu le contraire de l'évolution d'alex smoke il faisait des albums dancefloors maintenant il tend vers l'idm.
(donc de l'intéressant à passable)mauvaise évolution.....dommage.


Chroniques électroniques 08/01/2011 14:35



Si Alex Smoke continue d'ailleurs sur sa lancée, le prochain album devrait en toute logique être une tuerie.